Un ultimatum du CIO qui pourrait coûter cher à Nice
Alors que le Comité international olympique semble avoir posé un nouvel ultimatum à Nice pour l’accueil du pôle glace des Jeux d’hiver de 2030, les marchés publics pour construire les futurs sites olympiques ont déjà été lancés. L’élimination de Nice pourrait avoir des conséquences financières lourdes pour la ville.
Des infrastructures déjà en chantier
La carte des sites olympiques pourrait être rebattue, mais les appels d’offres sont déjà en cours, voire achevés. Le futur village des athlètes à Saint-Isidore et le complexe COOL, qui prévoit la construction d’une nouvelle patinoire dans la plaine du Var, sont deux infrastructures dont devait hériter Nice, à condition qu’elle accueille le pôle glace. Si ce n’est pas le cas, ces équipements deviennent inutiles.
Dès le mois d’août 2025, les procédures d’attribution ont été lancées pour le complexe COOL, avec un début des travaux prévu le 30 juin 2026. Selon nos informations, la phase d’attribution est même achevée pour le village olympique, qui devait être érigé à côté de l’Allianz Riviera. C’est une filiale de la Société Générale, Sogeprom, qui a remporté le marché de construction du site d’hébergement des athlètes. Si le projet est abandonné, Sogeprom pourrait réclamer des indemnités.
Qui paiera ?
La question de la responsabilité financière se pose : la Solideo, qui a passé commande, ou la ville de Nice ? Un proche du dossier olympique suggère que le site bénéficie d’un permis de construire à double objet, pouvant être reconverti en logements après les JO. En sautant l’étape « village des athlètes », le promoteur pourrait s’économiser les coûts de transformation et ne pas demander d’indemnisation. Mais la question reste entière pour la future patinoire.
Durant la campagne, le candidat Éric Ciotti avait déjà pointé son coût « exorbitant » de 115 millions d’euros hors taxes. En perdant les Jeux, le nouveau maire de Nice perdrait aussi les 60 % de financements extérieurs, notamment de l’État et de la Région. Ce serait alors à la capitale azuréenne de supporter l’essentiel de l’addition.



