Le pôle glace reste à Nice, le hockey masculin cherche son site
Ce mercredi 29 avril 2026, à Marseille, les présidents des régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes ont annoncé que le pôle glace des Jeux olympiques d'hiver 2030 resterait à Nice. Cependant, l'épreuve de hockey masculin, qui nécessite une patinoire de 10 000 places, pourrait être délocalisée à Marseille, Gap ou même rester à Nice, en fonction des solutions techniques.
Un soulagement pour Nice après des incertitudes
Renaud Muselier, président de la région Sud, a confié avoir craint de perdre le pôle glace niçois. L'élection d'un nouveau maire à Nice, porteur d'un contre-projet olympique, avait semé le doute. Mais après des discussions, le maire Eric Ciotti s'est dit favorable aux Jeux. Les équipes techniques ont alors travaillé sur une ligne rouge : pas de hockey à l'Allianz Riviera. Finalement, le village olympique et le complexe omnisports olympique (COOL) sont confirmés, mais la patinoire provisoire aux Arboras, sur la plaine du Var, a été jugée trop chère par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop).
Appel à candidatures pour le hockey masculin
Le Cojop a lancé un appel à candidatures pour des équipements existants dans d'autres grandes métropoles comme Lyon ou Paris. Toutefois, Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, insiste sur la dimension alpine des Jeux : « Ce qui ne serait pas à Nice peut être dans le Sud, et ce qui n'est pas dans le Sud sera dans le Nord des Alpes. » Marseille et Gap sont candidates, mais la patinoire marseillaise (5 600 places) est inférieure au minimum requis de 10 000 places. Renaud Muselier invite le Cojop à étudier les capacités de ces villes, tandis que Fabrice Pannekoucke fait de même pour Grenoble et Albertville.
Les grands chantiers avancent
La Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques) est désormais présidée par Fabrice Pannekoucke. L'enveloppe prévoit 880 millions d'euros de concours public pour 1,4 milliard d'euros d'investissements. Quarante ouvrages sont prévus, dont les villages olympiques de Nice, Briançon, Bozel et Saint-Jean-de-Sixt, ainsi que des équipements sportifs et des infrastructures de mobilité. Soixante marchés publics sont déjà lancés, dont celui du COOL, le plus gros morceau, qui sera notifié fin juin. Le village olympique voisin sera reconverti en logements après les Jeux. Selon Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo, le départ éventuel des hockeyeurs n'aurait qu'un impact marginal sur le village.
Calendrier serré mais optimisme
Les travaux doivent débuter en 2027 et culminer en 2028-2029. La loi olympique permet d'accélérer les procédures. Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux JOP 2030, se dit impressionné par la rapidité de structuration de la Solideo. Renaud Muselier se montre confiant : « Nous serons au rendez-vous de 2030. » Damien Robert ajoute : « On a peu de marge de manœuvre, mais on n'a aucune alerte rouge. »



