Guitares vintage, violons anciens, synthétiseurs cultes… Certains modèles valent désormais des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros. Et leur cote peut grimper très vite. Mais est-ce vraiment un bon investissement ? Comment savoir si un instrument prendra de la valeur ? Et surtout… faut-il être musicien pour se lancer ? C’est le pari un peu fou de notre chronique « Investissement Chelou ». Antoine Boitel a enquêté sur ce marché où la passion de la musique rencontre celle de l’argent.
Un marché en pleine effervescence
Le marché des instruments de musique de collection connaît une dynamique exceptionnelle. Les prix atteignent des sommets, portés par une demande croissante de la part de collectionneurs et d’investisseurs. Selon Antoine Boitel, journaliste à 20 Minutes, certains instruments rares se négocient à des sommes astronomiques, dépassant parfois le million d’euros lors de ventes aux enchères prestigieuses.
Cette tendance s’explique par plusieurs facteurs : la rareté des pièces, leur état de conservation, mais aussi leur histoire. Un instrument ayant appartenu à une légende de la musique peut voir sa valeur multipliée par dix, voire plus. Les guitaristes comme Jimi Hendrix ou Eric Clapton ont ainsi propulsé certains modèles dans une autre dimension.
Les instruments stars : guitares, violons et synthés
Parmi les instruments les plus recherchés, les guitares électriques vintage des années 1950 et 1960 occupent une place de choix. Les modèles Fender Stratocaster et Gibson Les Paul, notamment ceux produits en petite série, atteignent régulièrement des prix à six ou sept chiffres. Les violons anciens, comme ceux de Stradivarius ou Guarneri, sont également très prisés, avec des valeurs qui dépassent souvent plusieurs millions d’euros.
Les synthétiseurs cultes des années 1970 et 1980, comme le Minimoog ou le Prophet-5, connaissent aussi une forte hausse. Leur son unique et leur rareté en font des objets de collection très demandés. Selon les experts, la cote de ces instruments peut grimper de 10 à 20 % par an, voire davantage pour les pièces les plus exceptionnelles.
Un investissement risqué mais potentiellement lucratif
Investir dans un instrument de musique n’est pas sans risque. Contrairement aux actions ou à l’immobilier, la valeur d’un instrument dépend de nombreux facteurs subjectifs, comme la mode ou la notoriété de son fabricant. Un instrument peut perdre de sa valeur si une nouvelle génération de musiciens lui préfère des modèles plus modernes.
Cependant, pour les collectionneurs avertis, les rendements peuvent être très intéressants. Antoine Boitel souligne que certains instruments ont vu leur valeur multipliée par cinq en une décennie. Mais attention : il est essentiel de bien se renseigner avant d’acheter, de vérifier l’authenticité et l’état de l’instrument, et de s’entourer de conseils de professionnels.
Faut-il être musicien pour investir ?
La question cruciale est de savoir si l’on doit être musicien pour se lancer dans ce type d’investissement. La réponse est non, mais cela aide. Un musicien aura une meilleure connaissance des instruments et de leur valeur musicale, mais un collectionneur passionné peut aussi réussir en s’appuyant sur des experts.
Ce qui compte avant tout, c’est la passion et la connaissance du marché. Les investisseurs qui réussissent sont ceux qui prennent le temps d’étudier les tendances, de suivre les ventes aux enchères et de se constituer un réseau de contacts. La prudence est de mise : il ne faut jamais investir plus que ce que l’on peut se permettre de perdre.
Une chronique à suivre sur 20 Minutes TV
Cette enquête est diffusée dans le cadre de la chronique « Investissement Chelou » de l’émission « Plein les poches », présentée par Noham Huclin. Rendez-vous tous les samedis à 12h15 sur 20 Minutes TV, disponible sur le canal 32 de la TNT en Île-de-France, sur les box partout en France (Free : 910, Orange : 349, Bouygues : 300, SFR : 461) et sur 20minutes.tv.



