Après les élections municipales, les élus de Rochefort et de la Communauté d'agglomération Rochefort Océan ont voté leurs indemnités de fonction. Ces sommes, qui compensent les dépenses liées à l'exercice de leur charge, sont fixées en fonction du nombre d'habitants.
À Rochefort
Lors du conseil municipal du 15 avril, les indemnités ont été adoptées. L'opposition de Romain Monroux s'est abstenue (deux voix), tandis que celle de Fabrice Vergnier a voté contre (trois voix), estimant qu'il aurait fallu indemniser l'ensemble des 35 élus. Le maire Hervé Blanché perçoit désormais 3 185 euros brut par mois, contre 2 831 euros en 2020. Les neuf adjoints reçoivent chacun 1 325 euros (contre 1 200 euros), et les six conseillers délégués 859 euros (contre 801 euros). Les 19 conseillers municipaux restants, majorité et opposition confondues, ne perçoivent aucune indemnité. L'enveloppe globale s'élève à un peu plus de 20 000 euros par mois, alors que le maximum légal est de 25 000 euros.
À l'Agglomération
Le 30 avril, les indemnités communautaires ont été votées avec quatre abstentions. Hervé Blanché, président de l'agglomération, perçoit 4 300 euros par mois (contre 4 010 euros en 2020). Les 14 vice-présidents reçoivent 1 580 euros (contre 1 400 euros), et les deux conseillères déléguées 523 euros (contre 400 euros).
Indemnités cumulées
Certains élus cumulent plusieurs mandats. Par exemple, Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental de la Charente-Maritime, perçoit 5 960,25 euros à ce titre. Caroline Campodarve, Lionel Pacaud et Patricia François touchent 2 712,94 euros comme conseillers départementaux délégués. Rémi Justinien, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, perçoit 4 028,32 euros. D'autres indemnités proviennent de syndicats (eau, littoral, électrification, voirie, etc.).
Le cumul des indemnités est plafonné à 8 897,93 euros brut par mois. Au-delà, le surplus est reversé à la collectivité où l'élu exerce son mandat le plus récent.



