Hongrie : le président pro-Orban signera la réforme constitutionnelle
Hongrie : le président pro-Orban signera la réforme

Le président hongrois László Kövér, un proche allié du Premier ministre Viktor Orban, a annoncé qu'il signera la réforme constitutionnelle qui mettra fin à son mandat. Cette décision, prise dans un contexte de tensions politiques, a été confirmée par son porte-parole le 19 juillet 2026.

Une réforme controversée

La réforme constitutionnelle, adoptée par le Parlement hongrois le 15 juillet, prévoit que le président de la République ne pourra plus être élu par le Parlement mais directement par le peuple. Elle réduit également la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans. Selon les termes de la réforme, le mandat actuel de Kövér, qui devait initialement durer jusqu'en 2029, prendra fin anticipativement.

Kövér, qui a succédé à Katalin Novak en mars 2025, a indiqué qu'il signerait la loi malgré les critiques de l'opposition. « Je considère que cette réforme est nécessaire pour renforcer la démocratie en Hongrie », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

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Réactions de l'opposition

Les partis d'opposition ont vivement critiqué cette réforme, qu'ils qualifient de « coup d'État constitutionnel ». Selon eux, elle vise à consolider le pouvoir du parti Fidesz d'Orban. « Cette réforme est une manœuvre pour éliminer tout contre-pouvoir », a déclaré un porte-parole du parti Momentum.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement à Budapest pour protester contre cette décision. Les sondages montrent que 62 % des Hongrois sont opposés à cette réforme, selon un institut de sondage local.

Conséquences politiques

La signature de Kövér ouvre la voie à une élection présidentielle anticipée, qui pourrait avoir lieu dès septembre 2026. Les analystes estiment que cette réforme renforce le contrôle d'Orban sur les institutions hongroises. « C'est un pas de plus vers un régime autoritaire », a commenté un expert en sciences politiques de l'Université de Budapest.

La Commission européenne a exprimé ses inquiétudes, rappelant que la Hongrie est tenue de respecter l'État de droit. Une source diplomatique a indiqué que l'UE pourrait engager des procédures si la réforme est jugée contraire aux valeurs européennes.

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