Lors d'un discours samedi, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann a désigné les dirigeants des grandes entreprises technologiques comme des ennemis. « Notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s’appelle Elon Musk (le propriétaire de X), Sam Altman (le patron d’Open AI), Zhang Yiming (cofondateur de ByteDance) », a-t-il lancé, en écho au célèbre discours de François Hollande en 2012 contre le monde de la finance.
Un ennemi aux multiples visages
Glucksmann a déploré que cet ennemi « fait de nos vies la matière première de son expansion sans limites » et que « ses algorithmes asservissent nos consciences et ébranlent nos démocraties. Ils bousillent le cerveau de nos enfants et nos dirigeants ». Devant une assistance de 3 000 à 4 000 personnes selon son entourage, celui qui n'est pas encore officiellement candidat à la présidentielle a promis de résister.
Interdire la publicité ciblée
« Face à cette oligarchie mondiale, nous résisterons. Nous nous attaquerons au cœur du business model de ces plateformes en interdisant la publicité ciblée », a-t-il notamment promis.
La promesse d’une IA souveraine
« Nous ne laisserons pas cette nouvelle oligarchie prendre possession de nos vies et soumettre nos nations », a-t-il ajouté, qualifiant ce combat de « grand combat anticapitaliste de notre époque » et de « combat central de la gauche française et européenne ».
« Notre obsession sera de bâtir la souveraineté technologique et numérique de la France et des Français, de l’Europe et des Européens », a ajouté l’eurodéputé. Pour « ne pas rater le coche de l’IA sous peine de disparaître », il a aussi promis la planification d’investissements « massifs, publics et privés pour une IA souveraine, dont l’intégration dans la vie sociale et économique sera pilotée, encadrée, gérée avec la puissance publique ».
Plusieurs candidats à la présidentielle ont mis en avant samedi la nécessité pour les Français et Européens d’être souverains sur le plan numérique, après la décision de Washington de suspendre l’accès de « tout ressortissant étranger » aux modèles les plus puissants du fleuron américain de l’intelligence artificielle Anthropic.



