La Grande-Motte : un mois de juillet en berne pour le tourisme
La Grande-Motte : juillet en berne pour le tourisme

La saison estivale à La Grande-Motte (Hérault) a pris un mauvais départ. Le bilan de juillet, dressé par les commerçants et prestataires de services, est sans appel : la fréquentation est en baisse par rapport à l'été dernier, et le pouvoir d'achat des estivants présents est en berne. Dimanche 1er août, la majorité des hôtels de la ville proposaient encore des chambres à la location, pour la nuit ou plus. Les places de stationnement en centre-ville restaient vacantes, et les terrasses des restaurants peinaient à se remplir. Sur le front de mer, un restaurant a même décidé de fermer le midi pour n'ouvrir qu'en soirée.

Une baisse généralisée de l'activité

Les restaurateurs interrogés font état d'un service du midi très léger, et même en soirée, l'activité reste modeste, sauf lors des marchés nocturnes. "Il n'est pas rare maintenant de servir un plat pour deux", confie un restaurateur, illustrant la prudence des clients. La grande roue, attraction phare de la station, enregistre une baisse de 20 % de sa fréquentation par rapport à 2025, selon son gérant. Les commerces de proximité ne sont pas épargnés : le tabac de l'avenue de l'Europe accuse une baisse de 20 % malgré son emplacement stratégique.

Cependant, quelques activités tirent leur épingle du jeu. Miss Paddle, qui loue des paddles sur la plage, se dit satisfaite : "Les gens nous remercient pour l'accueil et disent s'offrir ce petit plaisir entre amis ou en famille." Avec des locations à 20 euros de l'heure et 30 euros pour deux heures, ce loisir nautique est plébiscité. Le vendeur de bracelets brésiliens et de tresses africaines confirme cette tendance. La boulangerie-pâtisserie "La Pyramide Gourmande", notée 4,6 sur Google, se félicite d'un chiffre d'affaires en hausse grâce à un travail axé sur la qualité des produits, du service et de l'accueil.

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La fermeture de L'Estrambord assombrit le quai Georges-Pompidou

Le point noir de la saison est le quai Georges-Pompidou, pourtant récemment rénové. Les commerçants y font grise mine, et pour cause : la locomotive du quai, le restaurant L'Estrambord, a fermé ses portes brutalement début juillet suite à une fermeture administrative définitive. Cet établissement emblématique, installé dans la première pyramide de la ville depuis 1976, éclairait le port 365 jours par an. Sa fermeture a un impact direct sur les commerces voisins. Cécile, de la boutique Ceylanzo, en a pleuré : "La saison est mauvaise, je suis à moins 20 % depuis le 15 juin. C'est vrai qu'il fait très chaud mais depuis 14 ans, je n'ai jamais vu cela et la fermeture de L'Estrambord n'arrange rien." Elle qui ouvrait jusqu'à 22 h ou 23 h en été fermera désormais plus tôt. Le tabac presse du quai n'est pas en reste : "Une baisse de 30 % et quand je reçois un courrier me disant que tout va bien, cela a le don de m'énerver", explique le propriétaire, qui constate également une baisse d'un peu moins de 10 % sur son autre établissement, Le Garden.

Les raisons invoquées : canicule et pouvoir d'achat

Les commerçants évoquent deux raisons principales à cette baisse d'activité : la canicule et la diminution du pouvoir d'achat des consommateurs. La chaleur excessive aurait dissuadé certains vacanciers, tandis que d'autres, présents, auraient réduit leurs dépenses. Un prochain bilan sera tiré fin août afin d'avoir une vision globale de la saison. Même si les ailes de saison sont favorables, juillet et août restent les meilleurs mois pour les commerçants, leur permettant de vivre toute l'année et de rester ouverts hors saison. L'espoir est donc permis pour le mois d'août, qui pourrait être plus clément.

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