Le nouveau directeur sportif du Sporting Toulon, Alexandro Furtado, a accordé un entretien à quelques jours de la reprise du championnat. Il revient sur ses premiers pas, sa méthode et les ambitions du club varois après un dernier exercice compliqué.
Une présaison encourageante, un état d'esprit à construire
Furtado juge la phase de présaison « encourageante ». Il estime que le club est « sur la bonne voie » tout en reconnaissant qu'« il y a encore du boulot ». Le renouvellement de l'effectif a été large, mais les nouveaux joueurs ont été bien accueillis par les cadres comme Christopher Dilo, David Gomis ou Youness Diatta. « C'est primordial pour créer un état d'esprit », souligne-t-il avant d'ajouter : « De toute façon, la vérité, c'est le 22 août. »
La « patte Furtado » : communication et mental
Interrogé sur sa méthode, Furtado insiste sur l'importance des échanges : « J'aime beaucoup échanger pour avoir les ressentis des uns et des autres. C'est mon côté brésilien. » Il explique que la communication est essentielle car « si un joueur n'est pas bien dans sa vie, il ne sera pas bien sur le terrain ». Le mental est également capital selon lui : « Il y aura des moments difficiles, c'est obligatoire, et là, il faudra faire le dos rond tous ensemble. »
Des influences brésiliennes et françaises
Furtado cite deux anciens Toulonnais comme modèles. D'abord Fred Brando, rencontré à Clermont-Ferrand : « Lui, il m'a transmis cette grinta nécessaire pour évoluer au plus haut niveau. En tant que Brésilien, arrivé en France à l'âge de 14 ans, j'avais besoin de quelqu'un comme lui pour être plus professionnel. » Ensuite, Éric Roy, avec qui il a collaboré en matière de recrutement. Ce qu'il a mis en place à Béziers était directement inspiré du mode de fonctionnement de Roy.
À Béziers, Furtado et Roy avaient misé sur des jeunes joueurs « pleins d'envie » comme Ousmane Kanté (aujourd'hui dans le staff du Pau FC), Simon Banza (Congo) et Ibrahim Sissoko (Bochum). Le club était avant-dernier jusqu'en décembre, puis n'a plus perdu un match et a été promu en Ligue 2 en passant devant le GF38 à la dernière journée.
Un schéma adapté au SC Toulon
Furtado précise que chaque club a « son histoire, son contexte, ses attentes ». À Toulon, « la combativité est la base de tout ». Il se dit « très attentif » à cet aspect. « J'apprends aussi avec mes joueurs. Sans ego. Je veux professionnaliser les choses le plus possible. Les petits détails font la différence sur la durée », explique-t-il. Il compare l'équipe à un puzzle : « Certains commencent fort et finissent dans le dur. D'autres font l'inverse. C'est collectivement qu'il faut raisonner. »
Un recrutement facilité par Bafétimbi Gomis
Les contacts entre Furtado et le SC Toulon ont été établis par Bafétimbi Gomis, qu'il connaît depuis son passage au RC Lens. « Avec Claude Joye, ils voulaient mettre une autre politique en place. “Bafé” m'a dit que je pouvais être la personne capable d'apporter un certain équilibre et cette stabilité sans laquelle rien n'est possible », conclut le directeur sportif.



