Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont signé, mardi 5 mai 2026, un accord de partenariat stratégique entre la France et l'Arménie. Cet accord a été conclu au deuxième jour de la visite d'État du chef de l'État français à Erevan, une première pour un président français.
Un accord multidimensionnel
Le partenariat stratégique couvre plusieurs domaines clés, notamment la défense, l'économie, l'énergie et la culture. Il prévoit notamment un renforcement de la coopération militaire, avec la fourniture d'équipements de défense français à l'Arménie. Sur le plan économique, les deux pays ont convenu de développer leurs échanges commerciaux et d'encourager les investissements français dans le pays du Caucase.
Coopération énergétique et culturelle
Dans le secteur de l'énergie, la France soutiendra l'Arménie dans le développement des énergies renouvelables, notamment l'énergie solaire et éolienne. Un volet culturel important est également prévu, avec des éaccords pour la promotion de la langue française en Arménie et la protection du patrimoine culturel arménien.
Un contexte géopolitique tendu
Cette visite intervient dans un contexte régional marqué par les tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La France, en tant que coprésidente du groupe de Minsk de l'OSCE, joue un rôle actif dans la recherche d'une solution pacifique au conflit du Haut-Karabakh. L'accord de partenariat stratégique vise à renforcer la position de l'Arménie sur la scène internationale.
Lors de son discours, Emmanuel Macron a réaffirmé le soutien de la France à l'intégrité territoriale de l'Arménie et à la souveraineté du peuple arménien. Il a également souligné l'importance de la communauté arménienne en France, qui constitue un pont entre les deux nations.
Réactions internationales
L'accord a été salué par l'Union européenne, qui voit dans ce partenariat un renforcement de la coopération entre l'UE et le Caucase du Sud. En revanche, l'Azerbaïdjan a exprimé sa préoccupation, estimant que cet accord pourrait compromettre l'équilibre régional. La Russie, pour sa part, n'a pas encore officiellement réagi, mais des analystes estiment que Moscou pourrait voir d'un mauvais œil ce rapprochement entre la France et l'Arménie.
Cette visite d'État de trois jours se poursuit avec des rencontres économiques et culturelles, et devrait se conclure par une déclaration conjointe des deux chefs d'État.



