Deux plaintes ont été déposées contre le directeur général de l'Empire Castel, un important groupe viticole bordelais, pour des faits présumés de corruption et d'abus de biens sociaux. Les plaintes, déposées par des actionnaires minoritaires, visent directement le dirigeant, dont le nom n'a pas été divulgué. Selon les informations de Le Point, les plaintes ont été enregistrées au parquet de Bordeaux.
Des accusations graves
Les plaintes reposent sur des soupçons de corruption active et passive, ainsi que d'abus de biens sociaux. Les actionnaires minoritaires estiment que le directeur général aurait utilisé des fonds de l'entreprise à des fins personnelles et aurait favorisé certaines parties prenantes en échange de contreparties. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet.
L'Empire Castel, fondé en 1949, est l'un des plus grands groupes viticoles de la région bordelaise, avec un chiffre d'affaires annuel estimé à plusieurs centaines de millions d'euros. Le groupe possède de nombreux châteaux et marques de vin, et exporte dans le monde entier.
Un contexte de tensions
Ces plaintes interviennent dans un contexte de tensions entre actionnaires. Des dissensions internes sont apparues ces dernières années, certains actionnaires minoritaires dénonçant un manque de transparence dans la gestion du groupe. Selon une source proche du dossier, les plaintes sont le résultat d'un conflit de longue date entre le directeur général et une partie des actionnaires.
Le directeur général, qui occupe ce poste depuis plusieurs années, a toujours nié les accusations. Selon son avocat, ces plaintes sont infondées et visent à déstabiliser le groupe. Aucune mise en examen n'a pour l'instant été prononcée.
Impact sur le groupe
L'affaire pourrait avoir des répercussions sur la réputation et les activités de l'Empire Castel. Le groupe, qui emploie plusieurs centaines de personnes, est un acteur majeur du vignoble bordelais. Les plaintes pourraient également affecter les relations commerciales avec des partenaires étrangers.
Le parquet de Bordeaux n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'avancée de l'enquête. Les actionnaires minoritaires, de leur côté, espèrent que la justice fera toute la lumière sur ces accusations.



