Dette cachée de 18 millions d'euros à Cagnes-sur-Mer dénoncée par le maire RN
Dette cachée de 18 M€ à Cagnes-sur-Mer dénoncée par le maire RN

Bryan Masson, maire RN de Cagnes-sur-Mer, a révélé une dette cachée de 18 millions d'euros héritée de l'ancienne mandature de Louis Nègre (LR). Alors que les comptes affichaient un excédent de 20 millions d'euros, deux conventions foncières signées avec l'Établissement public foncier (EPF) menacent désormais les finances municipales. « Je croyais que les comptes étaient bons en arrivant aux affaires de la ville », a confié l'édile à Nice-Matin, qualifiant cette situation d'« épée de Damoclès au-dessus de la ville ».

Deux terrains aux enjeux colossaux

Le premier dossier concerne le terrain dit Ikea, situé sur la Nationale 7. Acquis par l'EPF pour le compte de la commune en 2020 pour plus de 4 millions d'euros, il devait accueillir un écocampus. Mais en 2022, le préfet a interdit l'ouverture à l'urbanisation de cette zone proche du rivage. « Avant de passer la convention, il aurait mieux valu se renseigner auprès des services de l'État si on pouvait ouvrir à l'urbanisation. Mais ça n'a pas été fait », déplore Bryan Masson. Résultat : la commune doit rembourser une garantie de rachat pour un terrain qui, selon l'élu, « ne vaut rien ».

Le second terrain, dit Tasso, situé face à l'Intermarché près de Shopping Promenade Riviera, représente un enjeu encore plus lourd. Acquis par expropriation en 2018 pour plus de 14 millions d'euros, ses droits à bâtir ont été doublés, passant de 5 600 m² à 11 000 m², lors d'une modification du Plan local d'urbanisme métropolitain. « C'est une erreur de la Métropole de Christian Estrosi et de Louis Nègre de laisser doubler les droits à bâtir. Ça va être monstrueux », dénonce le maire. La nouvelle équipe rejette l'idée de construire « un immense complexe immobilier » sur ce site.

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Des négociations en cours, une échéance fatidique

Si aucun projet immobilier n'est trouvé avant le 31 décembre 2026, la Ville devra rembourser à l'EPF une garantie de rachat de 18 millions d'euros. Pour le terrain Ikea, Bryan Masson attend « la nomination du nouveau préfet pour tenter de débloquer la situation et obtenir l'autorisation d'aménager le site ». Quant au terrain Tasso, « des discussions sont en cours avec l'Établissement public foncier et la Métropole pour trouver un terrain compensatoire, potentiellement dans la plaine du Var, d'une valeur estimée à 7 millions d'euros, afin d'équilibrer l'opération sans bétonner à l'excès ».

L'ancien maire Louis Nègre, sollicité, n'a pas répondu aux sollicitations. Bryan Masson, lui, promet de se battre : « Si demain la Ville est condamnée à payer les erreurs de Louis Nègre, ce sont 18 millions d'euros qui s'envoleront et c'est donc des projets en moins que nous pourrions faire. Je vais me battre comme un lion pour défendre les intérêts de la Ville. »

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