De la boucherie au tabac-presse : la reconversion de Christophe Orteil
De boucher à buraliste : la nouvelle vie de Christophe Orteil

Ancien boucher-charcutier réputé de Périgueux, Christophe Orteil a décidé de reprendre un tabac-presse. Un changement de profession, mais pas de bagou. Si vous êtes amenés à vous balader dans les rues de Périgueux (Dordogne) avec Christophe Orteil, prévoyez le double du temps prévu pour arriver à destination, l’ancien boucher se faisant arrêter tous les 5 mètres par une connaissance.

Une carrière bien remplie

Après trente-cinq ans de bons et loyaux services et avoir servi « des plus petits aux plus grands », dont Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, le Périgourdin a passé le relais de sa boucherie-charcuterie – un laboratoire dans le quartier Clos-Chassaing et une vitrine sous la halle du Coderc en centre-ville –, en novembre 2025, à Antoine Nicard des Rieux. « Je voulais changer. Je ne savais simplement pas pour quoi », explique-t-il.

Un nouveau départ

Depuis, une occasion – la reprise du tabac Le Tourny à l’intersection de la rue Limogeanne et du cours Tourny – s’est présentée et Christophe Orteil a sauté dessus, accompagné dans cette aventure par sa compagne et partenaire de travail, Élodie Defarge. « Moi, c’est plutôt le côté pratique, elle, c’est le côté théorique, s’amuse l’ancien charcutier. Dès qu’il y avait de l’administratif à faire, c’était elle qui s’en occupait. » Et l’ancien boucher-charcutier pourra continuer à compter sur elle dans ce nouveau chapitre de sa vie, qui devrait commencer d’ici le début du mois d’août.

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Contact clients avant tout

« La vie d’un charcutier est difficile, mais les horaires impossibles ne m’ont jamais dérangé. J’ai toujours été du matin, donc me lever à 3 h 30 en semaine n’était pas un problème », confie celui qui a régulièrement été primé meilleur charcutier du Périgord et d’Aquitaine. Le commerçant, qui dormait souvent une heure par nuit, avait surtout du mal avec le côté physique de son ancienne profession. Charger et décharger les pièces de viande devenait un exercice pénible : « J’ai eu des problèmes de santé il y a deux ans. Et on se dirige vers la retraite. »

Pourquoi un tabac-presse ?

Mais alors, pourquoi un tabac-presse-jeux-PMU ? « Je ne voulais pas reprendre un bar, répond-il. Mais je ne me voyais pas rester sur mon canapé à regarder “Rex”, ni derrière un bureau où il n’y a personne. Le tabac-presse, c’est un endroit qui amène du monde, où il y a du flux. » Ce que cherchait ce commerçant dans l’âme, c’est un contact avec les clients. « Ce qui me manque du métier de boucher, ce n’est pas la fabrication, ce sont les gens. »

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