Le marché publicitaire des transports de la Métropole de Montpellier change de main. Cityz Media, qui détenait ce contrat depuis 2010, conteste son attribution au concurrent Métrobus et saisit le tribunal administratif de Montpellier. Le président de Cityz Media, Didier Quillot, dénonce des irrégularités dans la procédure et craint des conséquences sur l'emploi.
Une procédure contestée
Didier Quillot annonce le dépôt d'une requête en référé devant le tribunal administratif. Il reproche à la SPL TAM, gestionnaire du réseau de transports, de ne pas avoir organisé un deuxième tour de négociation alors que cela était prévu dans le contrat. Selon lui, une deuxième offre mieux-disante a été proposée le 11 juin dernier, mais TAM n'en a pas tenu compte.
Le président de Cityz Media a été informé de la décision seulement six jours avant la fin du contrat, par un courrier reçu le 23 juin. « Il y aura des conséquences en matière d'emplois », prévient-il.
Un enjeu financier important
La perte de ce marché représente un chiffre d'affaires annuel de 750 000 € pour Cityz Media. La société, deuxième acteur de l'affichage extérieur derrière JC Decaux, emploie plus de 800 personnes, principalement à son siège de Boulogne-Billancourt et à sa direction sud à Marseille. Elle est présente dans 4 000 villes en France et a remporté en 2025 le marché des bus d'Île-de-France, jusque-là exploité par Métrobus.
Dans une lettre signée de son directeur Loïc Messner, TAM justifie son choix en indiquant que l'offre de Métrobus a été « jugée la meilleure au regard de l'avantage économique global, en application des critères pondérés d'attribution ». Didier Quillot conteste cette analyse : « Notre dernière offre allait jusqu'à 400 000 € de redevance annuelle minimum garantie et le gagnant Métrobus a proposé le même montant de 400 000 €. »
Des conséquences pour les sous-traitants
Didier Quillot déplore également les conséquences pour les sous-traitants locaux, notamment l'Affichage de la Gardonnenque. La Métropole de Montpellier n'a pas souhaité réagir sur le sujet.



