La marine française a arraisonné mardi 23 juin 2026 le pétrolier Deliver au large de la Sicile, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » russe, a annoncé le président Emmanuel Macron sur le réseau social X le jeudi 25 juin. Il s'agit du cinquième navire de ce type intercepté par la France depuis septembre 2025 dans le cadre de la lutte contre le contournement des sanctions internationales.
Une opération en Méditerranée
Selon le communiqué de la préfecture maritime de Méditerranée, le Deliver transitait en infraction avec le droit de la mer lorsqu'il a été arraisonné par la Marine Nationale. Le président Macron a déclaré : « Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l'effort de guerre russe. » Cette action intervient quelques jours après une opération similaire menée par le Royaume-Uni.
Contexte des interceptions
Depuis septembre 2025, la France a intensifié ses opérations contre les navires suspectés de transporter du pétrole russe en violation des sanctions de l'Union européenne. En mars 2026, le pétrolier Deyna avait été arraisonné, et en février 2026, le Boracay avait été intercepté au large de la Bretagne, son commandant ayant été condamné à un an de prison pour refus d'obtempérer. Moscou a dénoncé ces actions comme des actes de piraterie.
Impact des sanctions
La flotte fantôme russe, composée de vieux pétroliers souvent non assurés, permet à la Russie de contourner le plafonnement du prix du pétrole imposé par le G7 et l'UE. Selon des experts, ces navires représentent environ 10 % du transport maritime mondial de pétrole brut. L'interception du Deliver porte à cinq le nombre de pétroliers arraisonnés par la France, renforçant la pression sur les exportations russes.



