Toulon : vifs débats autour du chœur de l'opéra entre majorité et opposition
Chœur de l'opéra de Toulon : affrontements au conseil municipal

Le conseil municipal de Toulon a été le théâtre d'échanges tendus ce vendredi 29 juin 2026 autour de la situation du chœur de l'opéra de la ville. Alors qu'une subvention pour le programme « Hors les murs » était votée à l'unanimité, la majorité et l'opposition se sont affrontées sur la gestion et l'avenir de la formation lyrique.

Un effectif en chute libre depuis 1992

La députée RN Laure Lavalette a interpellé la maire Josée Massi sur le sort des choristes. « Le chœur de l'opéra, c'est aujourd'hui 21 personnes. Pour rappel, ils étaient 36 en 1992 », a-t-elle déclaré. L'an dernier, les artistes avaient été menacés de licenciement, et une subvention exceptionnelle de 150 000 euros avait été votée. « Aujourd'hui, l'épée de Damoclès est toujours là », a insisté l'élue. « Votre soutien est timide, nous attendons des vrais engagements. »

La maire a répondu que l'engagement avait été pris avec cette subvention. « Je les ai également reçus pour les écouter et discuter », a-t-elle assuré. Mais Laure Lavalette a rétorqué que « les perspectives ne sont pas bonnes. Trois personnes partent à la retraite, et il a été annoncé qu'elles ne seraient pas remplacées. » Elle craint une baisse de création et que « l'opéra devienne un simple lieu d'accueil » de spectacles. « Ce chœur, il ne veut que chanter ! Il se sent totalement sous-employé. »

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Un absentéisme pointé du doigt

Josée Massi a contre-attaqué en évoquant le taux d'absentéisme au sein du chœur. « Depuis juin 2025, ils ont participé à quelque quarante-deux rendez-vous », a-t-elle reconnu, mais elle a cité des exemples précis : « Ce week-end, est joué l'opéra Mrs Butterfly, six personnes sont annoncées absentes pour la première. En décembre dernier pour Don Pasquale, six chanteurs étaient absents lors de la représentation, dix pour les répétitions. Comment fait-on dans ces cas-là ? On doit les remplacer par des intermittents, et ça a un coût ! »

Pour Laure Lavalette, cet absentéisme est le symptôme « d'un mal-être ». « Les gens dépriment s'ils ne sont pas sollicités. Certains spectacles viennent quand même avec leurs propres choristes. Ils se sentent rejeter. Il faut leur redonner envie », a-t-elle plaidé. Josée Massi a estimé que « chacun doit faire sa part. Nous, nous avons versé la subvention, nous avons dialogué avec eux. » Et d'ajouter : « À eux maintenant de chanter. »

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