À la Maison de la Chimie, La France Insoumise (LFI) a organisé ses journées économiques, tentant de construire une crédibilité économique pour son programme en vue de l'élection présidentielle de 2027. L'événement a mis en lumière trois axes principaux : un front antilibéral affirmé, une volonté de se rapprocher de la Chine, et une addition de nouvelles taxes, dont la taxe Zucman.
Un front antilibéral assumé
Les interventions des cadres de LFI ont martelé la nécessité de rompre avec les politiques libérales. Jean-Luc Mélenchon, leader du parti, a dénoncé le « capitalisme financier » et appelé à une « désobéissance aux traités européens » pour mettre en œuvre des mesures de relance keynésiennes. Clémence Guette, députée et vice-présidente de l'Assemblée nationale, a insisté sur le besoin de contrôler les prix et de nationaliser certains secteurs stratégiques.
Rapprochement avec la Chine
Plusieurs orateurs ont plaidé pour un renforcement des liens économiques avec la Chine, présentée comme un partenaire commercial alternatif aux États-Unis. « La Chine est un allié objectif dans la lutte contre l'hégémonie américaine », a déclaré un économiste proche du parti. Cette orientation vise à réduire la dépendance à l'égard des marchés occidentaux et à bénéficier d'investissements chinois dans les infrastructures.
La taxe Zucman au cœur des propositions
La proposition phare reste l'instauration d'une taxe sur les super-riches, inspirée des travaux de l'économiste Gabriel Zucman. Cette taxe, qui pourrait rapporter plusieurs milliards d'euros, viserait les patrimoines supérieurs à 10 millions d'euros. « Il est temps que les ultra-riches contribuent à l'effort national », a souligné un député LFI. D'autres taxes, comme une contribution sur les transactions financières et une hausse de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, ont également été évoquées.
Les réactions et critiques
Les oppositions n'ont pas tardé à réagir. Le gouvernement actuel a qualifié ces propositions de « dangereuses pour l'économie française », tandis que des économistes libéraux ont dénoncé un « retour aux politiques des années 1970 ». Malgré les critiques, LFI semble déterminé à capitaliser sur le mécontentement social pour porter son projet.
Ces journées économiques marquent une étape dans la construction du programme de LFI pour 2027, avec l'ambition de séduire un électorat en quête de rupture.



