Depuis le 1er juillet 2026, les abonnés de Canal+ en France et en Afrique ne peuvent plus accéder à plusieurs chaînes du groupe TF1, dont TF1, TMC, TFX et TF1 Séries Films. Cette coupure fait suite à l'échec des négociations commerciales entre les deux groupes, selon un communiqué de Canal+.
Un désaccord sur les conditions financières
Les discussions entre Canal+ et le groupe TF1, qui ont duré plusieurs mois, n'ont pas abouti. Canal+ reproche à TF1 des demandes tarifaires jugées excessives pour la diffusion de ses chaînes. Dans un communiqué, Canal+ indique que "les conditions proposées par TF1 ne reflètent pas la valeur réelle de ses chaînes dans un environnement médiatique en pleine mutation". De son côté, TF1 a exprimé son regret face à cette décision, affirmant avoir fait des propositions "équitables et raisonnables".
Impact sur les abonnés en France et en Afrique
En France, la coupure concerne environ 5 millions d'abonnés à Canal+, Canal+ Satellite et Canal+ ADSL. En Afrique, où Canal+ est un acteur majeur avec plus de 6 millions d'abonnés, la suppression des chaînes TF1 affecte particulièrement les publics francophones qui suivaient les programmes d'information et de divertissement. Les abonnés africains perdent également l'accès à TF1, TMC, TFX et TF1 Séries Films, ainsi qu'à la chaîne d'information LCI, qui était incluse dans certains bouquets.
Réactions et alternatives
L'Association des consommateurs de médias a dénoncé une "prise d'otage des abonnés" et appelé les deux groupes à trouver un accord rapidement. En attendant, Canal+ propose à ses abonnés un accès gratuit pendant un mois à MyCanal, sa plateforme de streaming, pour atténuer l'impact. TF1, de son côté, rappelle que ses chaînes restent accessibles gratuitement via la TNT en France et via son service TF1+ en Afrique, sous réserve de disponibilité.
Un précédent dans le secteur
Ce conflit rappelle celui de 2022 entre Canal+ et le groupe Altice (BFMTV, RMC Découverte), qui avait conduit à une coupure de plusieurs mois avant un accord. Les analystes estiment que la fragmentation des droits et la montée en puissance des plateformes de streaming rendent les négociations plus tendues. Selon un expert du cabinet NPA Conseil, "les groupes historiques doivent repenser leurs modèles économiques face à la concurrence des géants du numérique"



