Vincent Bolloré s'apprête à dévoiler le manifeste de l'Institut de l'Espérance
Le milliardaire Vincent Bolloré dévoilera d'ici « fin mai - début juin » les propositions de son cercle de réflexion baptisé l'Institut de l'Espérance. Ce « manifeste » est destiné à nourrir « l'espace politique », à moins d'un an de l'élection présidentielle, selon Philippe Royer, l'un des membres du comité directeur de l'institut.
Un cercle de réflexion créé en 2025
Vincent Bolloré avait révélé le 8 avril 2026, lors de son audition par une commission d'enquête parlementaire, l'existence de ce cercle créé un an plus tôt, en avril 2025. « Nous avons réussi à réunir au sein d'un petit institut qui s'appelle l'Institut de l'Espérance une vingtaine de personnes qui réfléchissent et essaient de ramener du bon sens et de la prospérité pour la France et les Français », avait-il déclaré devant les députés.
L'agence Bloomberg a rapporté mardi qu'un « manifeste » était en cours d'élaboration, ce qu'a confirmé Philippe Royer, entrepreneur et l'un des trois membres du comité directeur de cet institut.
Un groupe démocrate et apolitique
L'Institut est « un groupe démocrate et apolitique qui a vocation à produire un manifeste. Dans un monde où beaucoup de gens pensent que tout est foutu, que le chaos toujours plus grand est devant nous, ce groupe a vocation à poser une vision porteuse d'espérance déclinée avec des mesures concrètes », a expliqué Philippe Royer, ancien président du réseau des entrepreneurs et dirigeants chrétiens.
Ces propositions tourneront autour de quatre thématiques :
- Comment redonner du pouvoir d'achat aux Français
- Comment redonner plus de liberté et de sécurité
- Comment prendre soin des plus vulnérables
- Comment bâtir une France heureuse, harmonieuse, intergénérationnelle dans laquelle on redonne aux jeunes des perspectives
À l'approche de 2027, ce think tank « ne porte aucun candidat à la présidentielle, et je pense qu'à l'intérieur du groupe il y a des sensibilités très différentes », assure Philippe Royer, qui précise que ce cercle « s'est interdit d'échanger avec tous les politiques qui pourraient être en campagne ou en préparation de campagne ».
Une inspiration chrétienne mais pas de démarche religieuse
Il réfute que le projet puisse être qualifié de « conservateur », ou qu'il s'inscrive dans « une démarche religieuse », même si plusieurs membres ne cachent pas leur « inspiration chrétienne ». Quant à Vincent Bolloré, détenteur de titres de presse comme le journal « Le Journal du dimanche », « Cnews », « Europe 1 » ou de maisons d'édition comme Fayard, régulièrement accusés de promouvoir des thèses conservatrices voire d'extrême droite, ce que ces médias contestent, « il y a un écart entre l'image et la réalité que j'ai rencontrée », assure Philippe Royer qui situe le milliardaire « plus sur une échelle de démocrate chrétien ».



