Gestion de l’eau à Mèze : l’avertissement du préfet Lauch
Les oreilles du maire de Mèze ont dû siffler samedi matin, lors de l’inauguration de la station d’épuration des Eaux-Blanches. Évoquant le traitement de l’eau, le préfet François-Xavier Lauch s’adressait-il à Thierry Baëza, qui vient de récupérer la gestion de l’eau potable en régie ? Le discours du représentant de l’État a été clair : « Je crois à une compétence supercommunale, même si le Sénat a redonné cette compétence aux communes. Le petit maire qui reste seul face à ces problèmes, je n’y crois pas. Parce que ce sont des opérations tellement complexes. Je m’en suis rendu compte au cours de ma carrière, sur les sujets de l’eau et de son organisation, les seuls endroits où il y a des difficultés, c’est là où les maires sont restés seuls face à cette compétence. »
Le parking Aristide-Briand, Bancs publics et Loïc Linarès
La semaine dernière, le collectif Bancs publics s’était nourri de grands espoirs en vue de sa rencontre avec Loïc Linarès, nouveau président de l’Agglopôle, et probable futur président de la SPLBT, en charge du chantier. Mais il n’occupera pas ce siège en lieu et place de François Commeinhes, leur a-t-il confirmé. « Je leur ai simplement rappelé le cadre dans lequel nous sommes, indique Loïc Linarès. Qu’en tant que président de l’Agglo, actionnaire majoritaire de la SPLBT, je veux m’assurer qu’en matière de droit et sur le plan financier, les choses soient respectées. Mais la majorité au sein des représentants de la SPLBT appartient à la ville de Sète qui a passé une convention avec la société publique pour le projet. »
Bruno Vandermeersch entend mener une liste à Poussan en 2026
L’élu poussannais Bruno Vandermeersch sera candidat aux élections municipales 2026 à Poussan. Celui qui est aussi conseiller communautaire à Sète Agglo travaille à l’élaboration d’une liste Unis pour Poussan dont il va prendre la tête. « J’envisage un projet collectif », confirme-t-il à Midi Libre. Une forme de continuité pour Bruno Vandermeersch, lui qui s’est désolidarisé de la majorité de Florence Sanchez, fin mars, au moment du vote du budget communal. L’élu s’était alors abstenu et avait expliqué prendre son indépendance au sein du conseil municipal. Ses délégations lui avaient, par la suite, été retirées. Il entend désormais mener une liste pour sa commune, où la maire Florence Sanchez n’a pas encore fait part de ses intentions. En février dernier, la première magistrate avait indiqué se donner comme date butoir « la fin de l’été » pour prendre une décision.
L’entretien a été réalisé autour de l’immeuble Gaffinel !
Hasard du calendrier ou sursaut à la suite d’un article de presse ? Toujours est-il que les riverains de la Corniche ont eu la surprise de découvrir des ouvriers à l’œuvre, la semaine dernière, aux alentours de la résidence abandonnée dite « Gaffinel », promenade du Maréchal-Leclerc. Achevé depuis douze ans, le luxueux immeuble à l’entrée du quartier n’a jamais été habité. L’Association pour la sauvegarde des criques de Sète dénonce la situation depuis de longues années, les anomalies de cette résidence, son état de délabrement général et le manque d’entretien. Miracle ou non, un chantier de débroussaillement a eu lieu vendredi 13 juin, sur place. Les ouvriers ont notamment tondu les herbes folles du terrain face à la résidence, qui doit normalement servir de parking extérieur, ainsi que la pelouse devant le hall d’entrée. Un coup de neuf bienvenu pour cette résidence, rappelons-le, inhabitée depuis sa réalisation en 2013.
LGV : ALT rafraîchit la mémoire de Delga
Il était évident que la réponse de la présidente de Région Carole Delga à l’élue sétoise Laurence Magne, la semaine passée en séance de conseil régional, ne laisserait pas l’association ALT de marbre. Le sujet portait sur la LGV Montpellier-Perpignan, sur laquelle Carole Delga s’est notamment exprimée en ces termes : « Annoncer qu’en modifiant le tracé pour réduire la vitesse, on va économiser 30 % du coût des travaux, c’est d’un ridicule absolu. » Dans un courrier envoyé à notre rédaction, le président d’ALT, Félix Caron, rappelle que les scénarios envisagés dès le débat public de 2009 proposaient d’une part une vitesse à 300 km/h (le scénario finalement retenu) pour 5,2 milliards d’euros ; d’autre part une vitesse à 220 km/h pour 3,9 milliards d’euros. « L’affirmation de Mme Delga est donc tout à fait erronée, puisque des études détaillées produites par la SNCF montrent qu’une réduction de la vitesse des trains permet d’économiser a minima 1,3 milliard d’euros, soit une économie de 25 %. » Raison pour laquelle ALT souhaite que le second scénario soit remis sur la table.



