Aveyron : les défaillances d'entreprises bondissent de 20,8 %
Aveyron : défaillances d'entreprises en hausse de 20,8 %

Les défaillances d'entreprises ont bondi de 20,8 % en Aveyron au troisième trimestre 2026, avec 29 ouvertures de redressements judiciaires ou liquidations judiciaires directes, un niveau qui n'avait plus été observé depuis la fin de la période Covid, selon les données publiées par la société Altares le 13 octobre. Cette hausse contraste avec la tendance nationale quasi stable et la baisse enregistrée en Occitanie.

Une hausse localisée dans un contexte national contrasté

Au niveau national, 14 652 procédures ont été ouvertes entre le 1er juillet et le 30 septembre, soit une augmentation de seulement 0,5 % par rapport à la même période de l'an passé. L'Occitanie, elle, affiche une « trajectoire favorable » avec une baisse de 4,1 % des défaillances, selon l'étude d'Altares. Mais l'Aveyron fait figure d'exception avec une augmentation de 20,8 % sur un an.

« Un taux qui n'avait plus été observé depuis la fin de la période Covid, communique Altares. La baisse des liquidations directes, les bons chiffres affichés dans de nombreuses régions et la résilience des activités B2B laissent entrevoir une accalmie réelle sur le front des défauts, sans masquer la grande fragilité financière des entreprises. »

L'hôtellerie-restauration particulièrement touchée

Sur les douze derniers mois, près de 72 000 entreprises ont fait défaut en France, un record. Les organisations les plus petites et les plus jeunes restent les plus vulnérables, et les activités B2C souffrent de la dégradation du pouvoir d'achat des Français. Le gros des défaillances reste porté par les sociétés de moins de 6 ans.

La restauration franchit un nouveau seuil avec 1 694 défaillances, en hausse de près de 10 % sur un an. La tendance est particulièrement sévère pour la restauration rapide, qui enregistre 764 procédures, soit une hausse de 15,8 %. La restauration traditionnelle, avec 880 défaillances, progresse de 6,3 % et ne parvient toujours pas à inverser une trajectoire difficile depuis la crise sanitaire. Les débits de boissons sont également lourdement fragilisés cet été, avec une hausse de 13,4 %, approchant désormais les 300 défauts.

L'hébergement et les hôtels en forte accélération des défauts

La situation est encore plus délicate pour l'hébergement, qui connaît une accélération des défauts de plus de 30 %, soit près d'une centaine de jugements. La sinistralité s'envole pour les hôtels, avec une hausse de 28 %, soit une soixantaine d'établissements concernés. Les difficultés n'épargnent pas l'hébergement touristique de courte durée, qui compte 32 défauts, soit deux fois plus qu'il y a un an.

Ces chiffres, publiés par Altares, expert référent de la donnée d'entreprises, mettent en lumière la fragilité persistante de certains secteurs, notamment dans l'hôtellerie-restauration, malgré une accalmie apparente au niveau national.