Dans les Hautes-Pyrénées, les premières analyses génétiques de 2026 ont permis d'identifier 36 individus ours, selon le bilan provisoire des observations d'août et septembre présenté par l'Office français de la biodiversité (OFB), rapporté par La Semaine des Pyrénées. Ces résultats reposent sur l'examen de 172 échantillons, répartis entre 147 prélèvements de poils et 25 déjections, par le laboratoire ANTAGENE.
Une identification par indices indirects
Les équipes de l'OFB collectent des indices tels que des poils accrochés au passage ou des crottes retrouvées sur le terrain. Une signature génétique a pu être obtenue pour 57 % de ces prélèvements. Ces données permettent de différencier les animaux et de retracer certains déplacements, sans avoir besoin de les observer directement.
Au total, 345 indices indirects ont été collectés dans 4 départements durant ces 2 mois. Ces informations sont essentielles pour le suivi de la population ursine dans la région.
Des individus suivis individuellement
Parmi les plantigrades identifiés, le mâle M108 a été détecté à Saint-Lary-Soulan et à Tramezaïgues. Né en 2020 dans le Val d'Aran, il n'avait jamais été signalé en France auparavant. Un autre ours, nommé Néré, a laissé des traces à Luz-Saint-Sauveur et à Aragnouet en début de saison, avant un nouveau signalement en Ariège.
Ces observations permettent de suivre les déplacements des individus et de mieux comprendre leur répartition géographique. Cependant, le suivi reste incomplet : Canellito n'a pas été repéré cette année. Son absence des relevés ne permet pas encore de trancher s'il a changé de secteur ou disparu.
Des données à compléter
Les prochaines observations devront aider à éclaircir la situation de Canellito et à affiner les connaissances sur la population d'ours dans les Pyrénées. Les analyses génétiques restent un outil clé pour le suivi de cette espèce protégée, permettant d'identifier les individus sans intrusion.