Déchets de l'Ain : le transfert vers l'Isère à l'étude
Déchets de l'Ain : transfert vers l'Isère étudié

Les déchets de près de 200 communes de l’Ain pourraient bientôt être traités dans l’Isère. Selon Le Progrès, le syndicat Organom étudie un transfert vers le Sitom Nord-Isère, une alternative à la construction d’une chaufferie à Viriat, dont le coût a doublé.

Un projet de chaufferie suspendu après le doublement des coûts

Initialement prévue pour 2029, cette installation devait traiter 27 000 tonnes de déchets non valorisés chaque année. Mais son coût prévisionnel est passé de 35 à 70 millions d’euros, suscitant de nombreuses critiques. Le projet est désormais suspendu, le temps d’examiner d’autres solutions.

Le nouveau scénario prévoit également l’arrêt de l’usine Ovade, située à Viriat, à l’horizon 2032-2033. Cette perspective divise les élus. L’installation valorise actuellement la moitié des déchets reçus et produit notamment de l’électricité et du compost.

Des élus partagés sur la fermeture de l’usine Ovade

Certains responsables locaux s’interrogent sur l’intérêt de fermer un équipement qui génère encore des recettes. D’autres incertitudes concernent le prix du traitement des déchets dans l’Isère et les accords nécessaires entre les deux syndicats.

Le prochain comité syndical d’Organom doit permettre à son président, Bernard Perret, d’engager des discussions avec le Sitom Nord-Isère. Le coût de cette éventuelle externalisation pour les usagers reste à déterminer.