Gabriel Attal détaille son plan pour réduire le déficit à 0% en 10 ans
Attal vise 0% déficit en 2037, économies de 150 milliards

Dans un entretien au Parisien publié jeudi soir, Gabriel Attal, candidat de Renaissance à la présidentielle 2027, a détaillé sa stratégie pour ramener le déficit public à l'équilibre en dix ans. Cette prise de parole intervient deux jours après les propositions d'Édouard Philippe dans Les Echos.

Un objectif de déficit à 3% avant 2032, puis 0% en 2037

L'ancien Premier ministre fixe un objectif intermédiaire de déficit public à « 3 % avant 2032 », contre environ 5 % actuellement. Il propose d'inscrire dans une « loi de programmation économique et fiscale sur dix ans » un objectif de « 0 % du PIB en deux quinquennats, donc en 2037 ». Selon lui, cette trajectoire permettrait de « convaincre la Commission européenne que c'est la bonne voie ».

120 à 150 milliards d'économies sans augmenter les impôts

Pour atteindre cet objectif, Gabriel Attal prévoit de réaliser entre 120 et 150 milliards d'euros d'économies sans augmenter les impôts. Les efforts devront porter « pour deux tiers » sur « les dépenses sociales », qu'il juge « hors de contrôle et pèsent trop sur ceux qui travaillent ». Il propose notamment une « année blanche sur l'ensemble des prestations sociales » dès son premier budget en 2028, tout en préservant « les petites retraites ». Il plaide aussi pour des réformes structurelles des retraites, des arrêts maladie et de l'assurance-chômage.

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Pas d'austérité mais de la rigueur, selon Attal

Gabriel Attal rejette l'idée d'une cure d'austérité. Sans le nommer, il accuse Édouard Philippe de mener une campagne promettant « du sang et des larmes ». « Il ne s'agit pas d'austérité mais d'être rigoureux et sérieux », assure-t-il. Côté fonction publique, il propose le « non-remplacement de certains départs à la retraite » ainsi qu'« un plan de départs volontaires » permettant de supprimer « 100.000 postes ». Les ministères de l'Éducation, des Armées, de la Justice et de l'Intérieur seraient toutefois épargnés.

Référendum sur la règle d'or et impunité zéro pour les ministres

Comme Édouard Philippe, il se prononce pour un référendum en début de quinquennat afin d'inscrire une « règle d'or » d'équilibre budgétaire. Il veut aller plus loin avec une « impunité zéro pour ceux qui gèrent notre budget ». « Les ministres et directeurs d'administration centrale qui n'auront pas tenu leur budget devront quitter leur fonction » et « si la trajectoire n'est pas respectée pendant trois ans sans qu'une crise ne le justifie, c'est le Premier ministre et le gouvernement qui devront démissionner », affirme-t-il.

Réforme territoriale : une nouvelle carte des collectivités à la rentrée

Gabriel Attal promet une profonde réforme territoriale. Il annonce pour la rentrée la présentation d'« une carte de France avec des nouvelles collectivités uniques ». L'objectif est de simplifier l'organisation administrative du pays. Dans cette nouvelle architecture, le maire deviendrait « l'élu le plus puissant de France », selon le candidat Renaissance, qui entend faire de la réorganisation territoriale l'un des grands chantiers de son projet présidentiel.

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