En conseil municipal, le maire d'Antibes, Jean Leonetti, n'a pas caché son agacement face aux surcoûts en série des chantiers publics. Interpellé par l'élue d'opposition Michèle Muratore au sujet des dépassements budgétaires du stade Paul-Charpin, il a vivement critiqué les réglementations qu'il juge « absurdes » et la responsabilité des maîtres d'œuvre.
Un surcoût de plus de 100 000 euros pour le stade Paul-Charpin
Les travaux du complexe sportif, situé aux Semboules, ont subi une augmentation de 107 217,78 euros, due à des exigences supplémentaires de drainage, d'évacuation des terres et de maçonnerie. Pour Jean Leonetti, cette situation devient systématique : « À force de faire des règles et des lois, on va finir par ne plus rien faire dans ce pays. »
L'exemple du stade nautique
Pour illustrer son propos, le maire a évoqué le chantier du stade nautique, où la découverte d'argile gonflante et de fluor naturel a fait grimper la facture de quatre millions d'euros. Il s'est indigné : « Quand on me dit que la terre est polluée par du fluor naturel mais que je ne peux pas la mettre en décharge naturelle, cela me coûte deux millions d'euros supplémentaires. »
Un virage vers le privé
Face à ces dérives, Jean Leonetti oppose la réussite du pôle Alpha, confié au secteur privé via un appel d'offres concurrentiel, livré en quatre ans sans dépassement budgétaire. Il annonce un changement de cap : « Ne vous étonnez pas que, s'il y a des équipements à faire, je les fasse selon la procédure de l'appel d'offres qui appellera un investisseur privé. »



