André Santini, le maire emblématique et controversé d'Issy-les-Moulineaux, s'est éteint à 85 ans
André Santini, qui a dirigé la ville d'Issy-les-Moulineaux pendant plus de quatre décennies, est décédé ce mardi 1er juin à l'âge de 85 ans. Sa carrière politique, marquée par des réalisations majeures mais aussi par des polémiques, laisse une empreinte indélébile sur la commune des Hauts-de-Seine.
Élu maire pour la première fois en 1980, André Santini a transformé Issy-les-Moulineaux en une ville moderne, attirant entreprises et technologies. Sous son mandat, la ville a connu un essor économique notable, avec l'implantation de sièges sociaux et de start-ups. Il a également été l'un des pionniers de la vidéosurveillance en France, ce qui lui a valu des critiques de la part des défenseurs des libertés publiques.
Son style de gestion, souvent qualifié de paternaliste, a suscité des controverses. En 2015, il a été condamné pour prise illégale d'intérêts dans une affaire de logements sociaux. Malgré ces démêlés judiciaires, il a conservé une popularité certaine auprès des Isséens, qui l'ont réélu sans discontinuer jusqu'en 2014.
André Santini a également occupé des fonctions nationales : député des Hauts-de-Seine de 1988 à 2017 et secrétaire d'État à la Fonction publique sous le gouvernement de François Fillon de 2007 à 2009. Son parcours politique a été marqué par un ancrage à droite, d'abord au sein de l'UDF puis de l'UDI.
Sa disparition suscite des réactions contrastées. Les hommages officiels saluent un homme d'action et un bâtisseur, tandis que ses détracteurs rappellent les zones d'ombre de son mandat. La ville d'Issy-les-Moulineaux entre dans une nouvelle ère, avec un héritage complexe à gérer.



