Menaces du FLNC : le Pnat ouvre une enquête pour terrorisme
FLNC : le Pnat ouvre une enquête pour terrorisme

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé, jeudi 6 août, l'ouverture d'une enquête préliminaire après la publication, mercredi, d'un communiqué du FLNC menaçant les non-Corses de "conséquences graves" s'ils ne quittaient pas l'île. Cette enquête, confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT), vise les chefs de "provocation à un acte de terrorisme" et "apologie du terrorisme".

Un communiqué signé "FLNC" et des menaces inédites

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, le mouvement clandestin revendique une "campagne de harcèlement" contre les étrangers et les "Français non originaires de Corse", les sommant de quitter le territoire sous peine de "conséquences graves". Le communiqué, daté du 5 août, a été authentifié par les services de renseignement, qui le jugent crédible. Il s'agit de la première menace explicite de ce type depuis 2014, année où le FLNC avait revendiqué un attentat contre une résidence secondaire à Ghisonaccia.

Le gouvernement condamne fermement

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a condamné des "menaces inacceptables" et assuré que "l'État ne cédera rien". Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a également dénoncé des "propos irresponsables" qui "nuisent à la cause corse". Les réactions politiques sont unanimes, de la droite à la gauche, pour soutenir l'action du Pnat.

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Une enquête pour provocation et apologie du terrorisme

L'enquête préliminaire, ouverte pour "provocation à un acte de terrorisme" et "apologie du terrorisme", devra identifier les auteurs du communiqué. Selon une source proche du dossier, les enquêteurs de la SDAT vont analyser les éléments numériques et les témoignages pour remonter la filière. Le Pnat a rappelé que ces infractions sont punies de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende.

Un contexte de tensions identitaires

Cette menace intervient dans un climat de tensions croissantes en Corse, marqué par des incidents entre communautés et une montée des discours identitaires. Des associations de défense des droits de l'homme ont exprimé leur inquiétude, craignant une escalade. Le préfet de Corse a annoncé un renforcement des patrouilles de police dans les zones sensibles.

Le FLNC, une organisation historique mais affaiblie

Le FLNC, qui a déposé les armes en 2014, n'avait plus revendiqué d'action violente depuis plusieurs années. Cependant, des dissidences internes ont émergé, et certains groupes continuent de revendiquer l'usage de la violence. Les experts soulignent que cette menace, bien que non suivie d'effets immédiats, pourrait raviver les craintes d'une reprise des attentats.

Une enquête rapide attendue

Le Pnat a promis une enquête "rapide et efficace" pour faire la lumière sur ces menaces. Les autorités appellent à la vigilance et invitent toute personne ayant des informations à contacter les services de police. En attendant, la communauté non corse reste sur ses gardes, et certains envisagent déjà de quitter l'île.

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