Chronique amère d'un journaliste français emprisonné en Algérie
Chronique amère d'un journaliste français emprisonné en Algérie

Christophe Gleizes, journaliste français de 54 ans, a été libéré le 26 mars 2023 après 18 mois de détention en Algérie. Il raconte son calvaire dans une tribune publiée par Le Point, dénonçant des conditions de détention dégradantes et un procès inéquitable.

Arrestation et conditions de détention

Gleizes a été arrêté en septembre 2021 à Alger alors qu'il enquêtait sur des affaires de corruption liées au secteur pétrolier. Il a été placé en détention provisoire dans la prison d'El Harrach, où il a partagé une cellule de 12 m² avec six autres détenus. Il décrit un manque d'hygiène, une nourriture insuffisante et des soins médicaux inexistants. « J'ai perdu 15 kilos en six mois », confie-t-il.

Un procès sans garanties

Le journaliste a été jugé en février 2022 pour « atteinte à la sécurité de l'État » et « collecte de données à caractère sensible ». Il dénonce un procès expéditif, sans accès à un avocat de son choix et avec des témoignages obtenus sous la contrainte. « Les charges étaient absurdes, fabriquées de toutes pièces », affirme-t-il. Il a été condamné à trois ans de prison, peine réduite en appel à 18 mois, ce qui a permis sa libération.

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Réactions et impact

L'affaire a suscité des réactions diplomatiques. La France a dénoncé une « instrumentalisation de la justice » et a demandé sa libération à plusieurs reprises. Reporters sans frontières (RSF) a classé l'Algérie à la 134e place sur 180 en matière de liberté de la presse en 2022. Gleizes estime que son cas illustre « le durcissement du régime algérien contre les journalistes ». Il conclut : « Mon seul crime était de vouloir informer. »

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