L'élimination de l'équipe nationale turque de football dès la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Alors que les espoirs étaient immenses après des années de progression constante, le parcours catastrophique des joueurs a laissé les supporters amers et désemparés.
Un parcours sans éclat
La Turquie, qui avait atteint les demi-finales de l'Euro 2024, abordait ce Mondial avec ambition. Mais les défaites contre le Brésil (3-0) et le Japon (2-1), suivies d'un match nul décevant contre le Cameroun (1-1), ont scellé son sort. Avec un seul point et une différence de buts de -3, la sélection turque a terminé dernière de son groupe.
« C'est une immense déception, a déclaré le sélectionneur national, Kaan Şen. Nous avions préparé ce tournoi avec sérieux, mais nous n'avons pas été à la hauteur. Les joueurs sont conscients de leur responsabilité et partagent la peine de tout un peuple. »
Les causes de l'échec
Plusieurs facteurs expliquent cette contre-performance. D'abord, un calendrier chargé a épuisé les joueurs cadres, comme le capitaine Hakan Çalhanoğlu, qui a semblé émoussé. Ensuite, des choix tactiques contestés, notamment en défense, ont été pointés du doigt par les observateurs.
« L'équipe manquait de cohésion et de fraîcheur, analyse le journaliste sportif Ali Yılmaz. Les stars n'ont pas été au niveau, et le banc n'a pas apporté de solution. C'est un échec collectif. »
Un avenir incertain
Cette élimination précoce remet en question la progression du football turc, qui semblait prometteuse. La fédération turque de football a annoncé une réunion d'urgence pour tirer les leçons de cet échec. Le sélectionneur Kaan Şen, dont le contrat court jusqu'en 2028, voit sa position fragilisée.
« Il faut reconstruire, a-t-il ajouté. Nous avons des jeunes talents, mais ils ont besoin de temps et de compétitions de haut niveau pour s'aguerrir. »
Les supporters, eux, peinent à digérer. « On avait rêvé d'un parcours à la 2002, confie Mehmet, 34 ans, supporter à Istanbul. Mais on se réveille brutalement. C'est dur. »



