Attentat suicide au Pakistan: 13 morts près d'un commissariat
Attentat suicide au Pakistan: 13 morts à Swat

Un attentat suicide a coûté la vie à treize personnes, parmi lesquelles huit policiers, ce dimanche dans le district de Swat, dans le nord du Pakistan, a annoncé la police locale. Vingt-deux autres personnes ont été blessées dans l'explosion, qui s'est produite à proximité d'un commissariat situé sur un carrefour très fréquenté.

L'assaillant arrive à proximité du commissariat

Selon le responsable de la police locale, Fida Hussain, un homme a tenté de pénétrer dans le commissariat mais a été stoppé par les forces de l'ordre à l'entrée principale. « Un homme a tenté de pénétrer dans le commissariat situé au niveau d'un carrefour animé mais a été arrêté par des policiers à l'entrée principale », a-t-il expliqué à l'Agence France-Presse (AFP). L'assaillant a ensuite « activé son gilet rempli d'explosifs », a poursuivi l'officier.

Le bilan fourni par M. Hussain fait état de « treize personnes, dont huit policiers, tuées dans l'attentat-suicide ». Il a également précisé que 22 blessés avaient été transportés à l'hôpital et qu'un autre corps, probablement celui de l'auteur de l'attaque, avait été amené à l'établissement médical.

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Le contexte d'une insurrection grandissante

Le district de Swat est situé dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, frontalière de l'Afghanistan. Cette région est confrontée depuis plusieurs années à l'insurrection du Tehreek-i-Taliban Pakistan (TTP), un mouvement islamiste armé. Aucun groupe n'a, dans l'immédiat, revendiqué cet attentat suicide, mais les autorités pakistanaises suivent de près les activités du TTP dans la zone.

Dans la capitale provinciale Peshawar, une bombe artisanale a également explosé dimanche, blessant quatre personnes, toutes membres des forces de police, a déclaré le chef de la police locale à l'AFP. Le TTP, de son côté, a revendiqué cette attaque, selon la même source.

Un bilan annuel déjà lourd

Un porte-parole de l'armée pakistanaise avait indiqué vendredi que les violences attribuées aux combattants islamistes, ainsi que les opérations militaires menées en réponse, avaient déjà fait 819 morts parmi les membres des forces de sécurité et les civils depuis le début de l'année. Ce chiffre illustre l'ampleur de la menace sécuritaire dans les régions frontalières.

Des tensions avec l'Afghanistan

Le Pakistan a, par le passé, imputé ces attaques dans les provinces frontalières à des militants venus d'Afghanistan. Le gouvernement taliban en place à Kaboul dément toute implication. Ces accusations réciproques ont provoqué de vives tensions entre les deux pays voisins, allant jusqu'à un conflit armé. Le Pakistan a procédé à des frappes aériennes meurtrières sur le sol afghan, aggravant encore la situation diplomatique et sécuritaire dans la région.

Ce nouvel attentat à Swat rappelle la vulnérabilité des forces de sécurité pakistanaises, alors que le TTP semble étendre son influence dans plusieurs districts de la province. Les autorités locales restent en état d'alerte, tandis que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de l'attaque et l'identité de l'assaillant.

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