Le Kremlin rejette les récits alarmistes sur une attaque contre l'OTAN
Kremlin : pas d'attaque contre l'OTAN

Le Kremlin a fermement rejeté, mardi, les scénarios alarmistes évoquant un risque d'attaque russe contre l'OTAN. Interrogé par la presse, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a qualifié ces récits de « fantasmes », appelant les capitales occidentales à ne pas céder à la panique.

Des mises en garde répétées de Moscou

« Nous avons déjà dit à plusieurs reprises que de telles déclarations ne sont pas fondées. Il s'agit de fantasmes qui ne correspondent pas à la réalité », a insisté Dmitri Peskov lors de son point presse quotidien. Le porte-parole a également déploré que ces discours « ne contribuent pas à la stabilité en Europe ».

Cette mise au point intervient alors que plusieurs responsables occidentaux, notamment des généraux européens, ont récemment évoqué la possibilité d'un conflit direct entre la Russie et l'Alliance atlantique dans les prochaines années. Le Kremlin, de son côté, répète que la Russie n'a aucune intention agressive envers les pays membres de l'OTAN.

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Une rhétorique perçue comme une provocation

Dmitri Peskov a également accusé certains dirigeants occidentaux de « jouer avec les nerfs de leurs propres citoyens » en agitant la menace d'une guerre. Selon lui, ces déclarations s'inscrivent dans une stratégie visant à justifier une augmentation des dépenses militaires au sein de l'Alliance.

Le porte-parole a toutefois rappelé que la Russie reste « ouverte au dialogue » sur les questions de sécurité, tout en exigeant des garanties fermes de la part de l'OTAN. Il a cité les propositions de traité de sécurité déposées par Moscou en décembre dernier, restées sans réponse concrète de la part des Occidentaux.

Des tensions persistantes malgré les démentis

Les déclarations du Kremlin interviennent dans un contexte de fortes tensions entre la Russie et l'OTAN, notamment autour de l'Ukraine. Les exercices militaires conjoints de l'Alliance en Europe de l'Est sont régulièrement dénoncés par Moscou, qui y voit une menace directe pour sa sécurité.

Malgré les démentis répétés, les responsables occidentaux continuent de surveiller de près les mouvements de troupes russes près des frontières de l'Alliance. La semaine dernière, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, avait appelé à « rester vigilant » face à une possible agression russe, sans toutefois fournir de preuves concrètes.

Pour l'heure, aucune escalade militaire majeure n'a été observée, mais les deux camps maintiennent une posture de défense renforcée. Le Kremlin, de son côté, assure que la Russie ne prendra « aucune mesure qui pourrait être interprétée comme une menace » tant que l'OTAN ne s'approchera pas de ses frontières.

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