Chine : un régime moins centralisé qu'on ne le croit, selon un chercheur
Chine : un régime moins centralisé qu'on ne le croit

Alors que la Chine gagne en influence face aux puissances américaine et européenne, le sociologue Jean-Louis Rocca, spécialiste de la Chine et chercheur au Centre de Recherches internationales (Ceri, CNRS-Sciences Po), dresse un portrait nuancé du pays, souvent mal compris en Occident. Il affirme que le régime chinois est loin d'être aussi hypercentralisé qu'on le croit généralement.

Une puissance en pleine ascension

Dans un entretien publié le 23 juillet 2026, Rocca explique que l'idéologie de la Chine repose sur la volonté de prendre une place de plus en plus importante dans le monde. Face à l'instabilité des États-Unis, l'Europe cherche de nouveaux appuis, et Pékin pourrait devenir un allié, mais les relations sont complexes et ambiguës.

L'Union européenne et la Chine négocient jusqu'en octobre 2026 pour désamorcer des tensions profondes, notamment autour du déficit commercial enregistré par les Vingt-Sept. Rocca souligne que dès que la politique française s'empare du dossier chinois, les mêmes clichés reviennent, comme ceux véhiculés par le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.

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Un régime moins monolithique qu'imaginé

Contrairement aux fantasmes occidentaux, Rocca décrit un régime qui n'est pas monolithique. Il existe des débats internes et des nuances dans la prise de décision. « L'idéologie de la Chine, c'est la volonté de prendre une place de plus en plus importante dans le monde », déclare-t-il. Cette ambition se traduit par une montée en puissance dans divers domaines, de l'économie à la technologie.

Le chercheur met en garde contre une vision simpliste de la Chine, souvent perçue comme un bloc homogène. En réalité, le pays est traversé par des tensions et des dynamiques complexes, que les dirigeants doivent gérer avec habileté.

Des négociations cruciales avec l'Europe

Les négociations entre l'UE et la Chine, qui doivent aboutir en octobre, sont cruciales pour l'équilibre économique mondial. Le déficit commercial des Vingt-Sept est un point de friction majeur. Rocca estime que ces discussions reflètent les ambiguïtés d'une relation complexe, où les intérêts économiques et géopolitiques s'entremêlent.

Selon lui, l'Europe doit éviter de tomber dans les stéréotypes et chercher à comprendre la réalité chinoise pour établir un partenariat équilibré. « Il faut dépasser les fantasmes occidentaux et reconnaître la complexité du régime chinois », insiste-t-il.

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