Les équipes spécialisées de la société marseillaise Elague Jardins ont procédé mardi matin à l'abattage d'un platane situé place Jean-Jaurès, devant l'entrée gauche de l'hôtel de ville du Beausset. L'arbre était contaminé par le chancre doré, un champignon microscopique qui le rendait dangereux pour la population.
Des mesures de sécurité strictes
Les travaux ont été réalisés dans le respect rigoureux des règles de sécurité, notamment la mise en place d'un périmètre de protection. Après les opérations sanitaires obligatoires, la municipalité a prévu de remplacer ce platane par un micocoulier.
Une menace récurrente dans la région
Ce n'est pas la première fois que des platanes sont abattus au Beausset à cause du chancre doré. En novembre 2006, deux platanes dominant la fontaine de la place avaient subi le même sort, ainsi que d'autres bordant la RDN 8 à la sortie Nord du village, deux autres autour de l'esplanade Charles-de-Gaulle et encore deux plus tard sur la place Jean-Jaurès. Tous ont été remplacés par des micocouliers.
Le platane est un arbre majestueux à la vie très longue, souvent utilisé en alignement le long des routes ou comme ornement au cœur des villages. Mais en Provence, ces arbres familiers sont menacés par un champignon microscopique appelé Ceratocystis platani, responsable de la maladie du chancre doré. Quelques spores introduites dans une blessure de l'arbre suffisent à l'infester et à le condamner.
Une vigilance accrue depuis la tragédie de Solliès-Toucas
Le 3 juin 2015 à Solliès-Toucas, une fillette de trois ans avait été tuée sous les yeux de son père par la chute d'une grosse branche de platane alors qu'elle jouait avec d'autres enfants sur la place du village. Cette tragédie a suscité une émotion considérable et a fortement marqué les esprits, d'où une vigilance accrue des collectivités.
En France, plus de 75 000 platanes sont déjà morts à cause du chancre doré, et dans la région Sud, ils sont plus de 1 500 à périr chaque année. Un arrêté de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt instaure l'obligation de lutter contre ce fléau.



