Dans la nuit du 27 au 28 août 2025, la Russie a lancé une attaque aérienne massive contre la ville de Kiev, faisant au moins 14 morts, dont trois enfants, selon les autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé la barbarie russe et appelé la communauté internationale à imposer de nouvelles sanctions contre Moscou.
Une attaque d'une ampleur inédite
L'armée de l'air ukrainienne a rapporté que la Russie avait tiré 598 drones et 31 missiles balistiques et de croisière sur l'Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi. Plusieurs sites ont été touchés dans la capitale, notamment une école maternelle, un centre commercial et le bâtiment de la mission de l'Union européenne. Antonio Costa, président du Conseil européen, a qualifié cette frappe de "délibérée" et promis que l'UE ne se laisserait "pas intimider".
Zelensky : "La Russie choisit de continuer à tuer"
Volodymyr Zelensky a estimé que la Russie "choisit de continuer de tuer plutôt que de mettre fin à la guerre" lancée par l'invasion de l'Ukraine en 2022. Il a ajouté que tous les ultimatums lancés au Kremlin étaient restés sans effet et a appelé la Chine et la Hongrie à faire pression sur Moscou. "Cela veut dire que la Russie n'a toujours pas peur des conséquences", a-t-il déclaré.
Des efforts diplomatiques sans résultat concret
Les efforts diplomatiques menés par le président américain Donald Trump, notamment un sommet avec Vladimir Poutine en Alaska le 15 août, n'ont pas abouti à une avancée significative. La Russie réclame des concessions jugées inacceptables par Kiev, notamment la cession de quatre régions partiellement occupées et le renoncement à l'adhésion à l'OTAN.
Des scènes de désolation à Kiev
Des journalistes de l'AFP ont décrit des scènes de destruction : un immeuble d'habitation coupé en deux par une frappe, des secouristes dégageant un corps vêtu d'un pyjama poussiéreux, et des débris éparpillés dans les rues. L'attaque a été menée en plus de 20 endroits différents dans la capitale, selon l'administration militaire de Kiev.
La Russie justifie ses frappes
Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir lancé une "frappe groupée" contre des "entreprises du complexe militaro-industriel et des bases aériennes militaires ukrainiennes", disant avoir atteint tous ses objectifs. Moscou assure ne viser que des installations militaires, bien que des zones civiles aient été touchées.
Des précédents meurtriers
Fin juillet, des bombardements russes avaient déjà fait plus de 30 morts à Kiev, l'une des attaques les plus meurtrières dans la capitale depuis le début de la guerre. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à intensifier la pression sur Moscou pour accepter une trêve, conduisant à sa rencontre avec Vladimir Poutine en Alaska.
En parallèle, l'armée russe a indiqué avoir intercepté 102 drones ukrainiens, alors que les attaques de Kiev ciblant les raffineries russes ont fait flamber le prix de l'essence. La perspective d'un sommet de paix entre les présidents russe et ukrainien semble s'éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu'il n'était pas à l'ordre du jour.



