À quelques semaines des élections législatives israéliennes, le gouvernement de Benjamin Netanyahou intensifie sa politique de colonisation et de contrôle dans les Territoires palestiniens. Cette stratégie, perçue comme un moyen de séduire l'électorat de droite, suscite de vives critiques de la part de la communauté internationale et des Palestiniens.
Annonce de nouvelles colonies
Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a approuvé la construction de plus de 4 000 logements dans des colonies en Cisjordanie occupée. Cette décision, annoncée le 28 mai, intervient alors que les tensions sont déjà élevées dans la région. Les colons israéliens, soutenus par le gouvernement, multiplient les incursions dans des zones palestiniennes, notamment à Hébron et à Naplouse.
Réactions internationales
L'Union européenne a condamné fermement cette expansion, rappelant que les colonies sont illégales au regard du droit international. Les États-Unis, bien que traditionnellement alliés d'Israël, ont exprimé leur préoccupation. Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a déclaré que toute nouvelle colonie compromet la solution à deux États.
- Les Palestiniens dénoncent une « annexion rampante » de leurs terres.
- Des heurts ont éclaté entre manifestants palestiniens et forces israéliennes.
- Des organisations de défense des droits humains alertent sur la détérioration des conditions de vie.
Contexte électoral
Les élections législatives du 1er novembre 2025 s'annoncent cruciales pour Netanyahou, confronté à des scandales de corruption et à une opposition de plus en plus forte. En durcissant sa politique d'occupation, il cherche à consolider sa base électorale. Cependant, cette approche risque d'isoler davantage Israël sur la scène diplomatique.
Les Territoires palestiniens, déjà fragmentés et économiquement étranglés, subissent de plein fouet ces mesures. Le taux de chômage y dépasse 40 %, et l'accès aux ressources, notamment à l'eau, est de plus en plus restreint. La communauté internationale appelle à une reprise des négociations de paix, mais les perspectives semblent sombres.



