Le Koweït a vivement dénoncé ce dimanche ce qu'il qualifie d'« escalade dangereuse » au Moyen-Orient, après une nuit de tirs croisés entre l'Iran et les États-Unis. Dans un communiqué officiel, le ministère koweïtien des Affaires étrangères a exprimé sa profonde inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
Des échanges de tirs meurtriers
Dans la nuit de samedi à dimanche, des frappes ont été signalées de part et d'autre de la frontière irano-américaine. Selon des sources militaires, des missiles iraniens ont visé des positions américaines en Irak, tandis que les forces américaines ont riposté en bombardant des sites iraniens. Le bilan humain reste incertain, mais des rapports préliminaires évoquent plusieurs victimes civiles et militaires.
Le Koweït appelle à la retenue
Le gouvernement koweïtien a appelé toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à privilégier le dialogue pour désamorcer les tensions. « Nous exhortons l'Iran et les États-Unis à cesser immédiatement les hostilités et à revenir à la table des négociations », a déclaré un porte-parole du ministère. Le Koweït, qui entretient des relations diplomatiques avec les deux pays, se positionne en médiateur potentiel.
Réactions internationales
La communauté internationale a également réagi rapidement. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa vive préoccupation et appelé à une désescalade immédiate. De son côté, l'Union européenne a condamné les violences et demandé le respect du droit international. Plusieurs pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont soutenu l'appel du Koweït à la retenue.
Un contexte régional tendu
Ces échanges de tirs surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Téhéran et Washington, notamment autour du programme nucléaire iranien et de l'influence régionale de l'Iran. Les frappes de cette nuit marquent une escalade significative après des mois d'incidents diplomatiques et militaires. Les experts craignent que cette confrontation ne dégénère en un conflit ouvert aux conséquences dévastatrices pour toute la région.
Le Koweït, qui a déjà joué un rôle de médiateur par le passé, pourrait tenter de faciliter un dialogue entre les deux parties. En attendant, la population koweïtienne suit avec anxiété l'évolution de la situation, tandis que les autorités renforcent les mesures de sécurité aux frontières et dans les zones sensibles.



