Bombardements américains en Iran : Téhéran riposte et dénonce des violations du cessez-le-feu
Bombardements américains en Iran : Téhéran riposte

Ce jeudi 28 mai 2026, les États-Unis ont lancé des bombardements dans le sud de l'Iran, une action qui a immédiatement suscité une vive réaction de Téhéran. Selon des sources officielles iraniennes, ces frappes ont visé des sites militaires dans la province de Hormozgan, une région stratégique bordant le détroit d'Ormuz. Les autorités américaines, de leur côté, ont justifié cette opération comme une réponse à des provocations répétées de la part de l'Iran, sans toutefois fournir de détails précis.

Riposte immédiate de Téhéran

En réaction, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé des missiles balistiques sur des positions américaines dans la région du Golfe. Un communiqué officiel publié par l'agence de presse iranienne Fars affirme que l'Iran ne restera pas silencieux face à ces violations flagrantes du cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2025. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a convoqué d'urgence les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour protester contre ce qu'il qualifie d'acte de guerre.

Violations du cessez-le-feu

Le cessez-le-feu, négocié sous l'égide de l'ONU et de la Russie, avait mis fin à des mois d'affrontements directs entre les deux pays. Depuis sa signature, plusieurs incidents ont émaillé la trêve, mais les bombardements américains d'aujourd'hui constituent l'escalade la plus grave. L'Iran a immédiatement saisi le Conseil de sécurité, dénonçant une violation de la résolution 2876. De son côté, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à la retenue et demandé une réunion d'urgence.

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  • Les frappes américaines ont ciblé des installations radar et des dépôts de munitions près de Bandar Abbas.
  • Des sources locales rapportent au moins 12 morts et 45 blessés, selon un bilan provisoire.
  • La marine américaine a renforcé sa présence dans le Golfe, tandis que l'Iran a mis en alerte ses forces côtières.

Réactions internationales

La communauté internationale s'est rapidement mobilisée. La Russie a condamné fermement les bombardements américains, les qualifiant de destabilisateurs pour toute la région. La Chine a appelé au dialogue et à la désescalade. L'Union européenne, par la voix de son haut représentant Josep Borrell, a exprimé sa profonde inquiétude et exhorté les deux parties à respecter le cessez-le-feu. Les pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont appelé à la retenue, craignant une contagion régionale.

Situation sur le terrain

Dans le sud de l'Iran, la population vit dans la crainte d'une escalade. Les écoles et les administrations ont été fermées dans les zones touchées. Des colonnes de fumée s'élèvent au-dessus de Bandar Abbas, et les habitants cherchent à fuir. Les prix du pétrole ont bondi de plus de 5 % sur les marchés mondiaux en raison des craintes d'une perturbation du trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

Alors que les deux camps affichent leur détermination, la communauté internationale tente de recoller les morceaux d'un cessez-le-feu qui semble plus fragile que jamais. La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, prévue dans les prochaines heures, sera cruciale pour éviter un embrasement généralisé au Moyen-Orient.

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