Ceuta : des migrants déterminés à quitter le Maroc
Ceuta : des migrants déterminés à quitter le Maroc

Des dizaines de migrants, principalement subsahariens, campent dans les collines boisées autour de Ceuta, l'enclave espagnole au nord du Maroc, dans l'espoir de franchir la clôture frontalière. Malgré les risques, leur détermination reste intacte.

Un campement improvisé dans l'attente d'une occasion

Chaque nuit, des groupes de migrants, parfois une centaine, s'approchent de la double clôture de six mètres de haut qui sépare le Maroc de Ceuta. Ils attendent le moment propice pour tenter une traversée, souvent repoussés par les forces marocaines et espagnoles. Beaucoup ont déjà essayé plusieurs fois, essuyant échecs et blessures.

«Je veux juste m'échapper de cet enfer», confie l'un d'eux, un jeune homme originaire du Cameroun, interviewé par l'AFP. Il raconte avoir fui son pays pour des raisons économiques et politiques, et avoir traversé plusieurs pays d'Afrique avant d'arriver ici.

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Une volonté d'exil infatigable

La pression migratoire autour de Ceuta ne faiblit pas. Selon les associations locales, les tentatives d'entrée se multiplient, malgré les mesures de sécurité renforcées des deux côtés. Les migrants passent parfois plusieurs mois dans cette zone, vivant dans des abris de fortune, avant de trouver une faille.

«Nous savons que c'est dangereux, mais nous n'avons pas le choix», ajoute un autre migrant, originaire du Sénégal. «La vie ici est difficile, mais retourner chez moi, c'est pire.» Ces témoignages illustrent une réalité : la détermination des migrants est plus forte que les obstacles matériels.

Des conséquences humanitaires et politiques

Les autorités espagnoles ont enregistré une hausse des arrivées par la mer et par la clôture ces derniers mois. Selon le ministère de l'Intérieur espagnol, les arrivées irrégulières dans l'enclave ont augmenté de 30 % par rapport à l'année précédente. Cette situation tend les relations entre Madrid et Rabat, qui coopèrent néanmoins pour gérer les flux.

Sur le terrain, les ONG dénoncent les conditions de vie précaires des migrants et appellent à une réponse humanitaire. «Il est urgent d'ouvrir des voies légales et sûres pour éviter ces drames», déclare un porte-parole de l'ONG Caminando Fronteras. En attendant, les migrants restent, animés par une volonté d'exil infatigable.

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