Dans une déclaration qui a surpris de nombreux observateurs, l'ancienne secrétaire d'État et candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, a exprimé son soutien au plan de paix proposé par Donald Trump pour la bande de Gaza. Cette prise de position, rapportée par plusieurs médias américains, marque un rare consensus entre deux figures politiques traditionnellement opposées.
Un plan controversé mais pragmatique selon Clinton
Le plan de Trump, dévoilé en janvier 2020, prévoit une solution à deux États avec un État palestinien démilitarisé et des investissements économiques massifs. Bien que critiqué par de nombreux démocrates et par les dirigeants palestiniens, Clinton a estimé que ce plan offre une base de négociation réaliste. "Je ne suis pas d'accord avec tout ce que propose Trump, mais son plan pour Gaza a le mérite de reconnaître les réalités du terrain", a-t-elle déclaré lors d'une conférence à New York.
Clinton a souligné que le statu quo est intenable et que des mesures concrètes sont nécessaires pour améliorer les conditions de vie des Gazaouis. Selon elle, l'aspect économique du plan, qui prévoit 50 milliards de dollars d'investissements sur dix ans, pourrait créer des emplois et réduire les tensions.
Des réactions mitigées au sein du camp démocrate
Cette prise de position a provoqué des remous dans le Parti démocrate, où de nombreuses voix s'élèvent contre le plan Trump, jugé trop favorable à Israël. L'ancienne candidate à la vice-présidence, Kamala Harris, a réaffirmé son opposition au plan, le qualifiant de "cadeau à la droite israélienne". Pour sa part, Bernie Sanders a dénoncé le soutien de Clinton, y voyant une trahison des valeurs progressistes.
Selon un sondage réalisé en janvier 2020, 62 % des démocrates se disent opposés au plan de Trump pour Gaza, tandis que 58 % des républicains y sont favorables. Ce clivage souligne la difficulté de parvenir à un consensus sur le conflit israélo-palestinien.
Les implications pour la politique étrangère américaine
Le soutien de Clinton pourrait avoir un impact sur la campagne présidentielle de 2020, en offrant à Trump un argument pour montrer que son plan bénéficie d'un large soutien. Cependant, il risque aussi d'affaiblir la position des démocrates sur la scène internationale. L'analyste politique John Mearsheimer estime que "Clinton a peut-être cherché à se positionner comme une voix modérée, mais elle a surtout divisé son propre camp".
Le plan de Trump a été rejeté par l'Autorité palestinienne et par le Hamas, qui le considèrent comme un diktat imposé par Israël. Malgré cela, Clinton a insisté sur la nécessité de dialoguer avec toutes les parties, y compris avec des dirigeants avec lesquels on est en désaccord.



