À l'heure où les présidents des deux premières puissances mondiales s'apprêtent à se retrouver, à partir de ce mercredi 13 mai à Pékin, un constat s'impose. Le Vieux Continent avance sur une ligne de crête, coincé entre la montée en puissance industrielle de la Chine et l'offensive commerciale de Donald Trump, qui veut désormais taxer à 25 % les voitures européennes et menace de se désengager de l'OTAN. Thierry Breton, ex-commissaire européen, livre son décryptage.
« Donald Trump veut clairement vassaliser l'Europe »
Selon Thierry Breton, ancien commissaire européen, l'Europe doit impérativement défendre ses intérêts face aux pressions conjuguées des États-Unis, de la Russie et de la Chine. Il estime que le sommet Trump-Xi Jinping à Pékin est un signal fort pour l'Europe, qui doit trouver sa place dans ce bras de fer des grandes puissances.
« L'Europe est une cible », alerte-t-il, appelant le Vieux continent à mieux défendre ses intérêts économiques et stratégiques. La visite d'État du président américain à Pékin intervient dans un contexte de tensions commerciales accrues, avec la menace de taxes de 25 % sur les voitures européennes et un possible désengagement américain de l'OTAN.
Thierry Breton souligne que l'Europe doit agir rapidement pour ne pas être marginalisée. Il préconise une stratégie de défense commune et une politique industrielle forte pour contrer les ambitions des grandes puissances. « Nous devons être unis et fermes », conclut-il.



