Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé qu'il assisterait à la finale de la Coupe du monde de football 2026, qui se déroulera aux États-Unis, malgré les critiques formulées à son encontre par l'ancien président américain Donald Trump. De son côté, le président argentin Javier Milei a déclaré qu'il ne ferait pas le déplacement, invoquant des raisons de superstition.
Une présence contestée par Trump
Dans une déclaration publique, Pedro Sánchez a confirmé sa présence à la finale prévue le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium dans le New Jersey. « Je serai présent pour soutenir l'équipe espagnole et célébrer le football, un sport qui unit les peuples », a-t-il affirmé. Cette décision intervient alors que Donald Trump, candidat à la présidence, avait vivement critiqué Sánchez sur les réseaux sociaux, le qualifiant de « socialiste incompétent » et l'accusant de « ruiner l'économie espagnole ». Sánchez a répondu en indiquant que « les critiques de M. Trump ne m'empêcheront pas de remplir mes fonctions ni de soutenir mon pays ».
Milei cède à la superstition
De l'autre côté de l'Atlantique, le président argentin Javier Milei a surpris en annonçant son absence à la finale, alors que l'Argentine est qualifiée pour la première fois de son histoire. Selon des sources proches du gouvernement, Milei aurait refusé de se rendre au stade par crainte de « porter malheur » à l'équipe. « Le président est très superstitieux. Il pense que sa présence pourrait influencer négativement le résultat », a confié un conseiller sous couvert d'anonymat. Cette décision a suscité des réactions mitigées en Argentine, certains y voyant un manque de soutien, d'autres une marque d'humilité.
Un contexte politique tendu
La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se déroule dans un climat politique international chargé. Les relations entre l'Espagne et les États-Unis sont tendues depuis que Sánchez a critiqué les politiques migratoires de Trump. Par ailleurs, Milei, connu pour ses positions libertariennes et son admiration pour Trump, a préféré éviter toute polémique en restant à Buenos Aires. « Je suivrai le match depuis la Casa Rosada, entouré de mes conseillers », a-t-il déclaré.
Impact sur l'image des dirigeants
Cette situation met en lumière les interactions entre sport et politique. Selon un sondage publié par le quotidien El País, 62 % des Espagnols approuvent la présence de Sánchez à la finale, tandis que 45 % des Argentins désapprouvent l'absence de Milei. Les analystes politiques estiment que ces décisions pourraient influencer l'opinion publique à l'approche des élections législatives en Espagne et en Argentine.



