Sanctions contre la Russie : la Grèce bloque le 21e paquet de l'UE
Sanctions Russie : la Grèce bloque le 21e paquet UE

La Grèce a mis son veto à l'adoption du 21e paquet de sanctions de l'Union européenne contre la Russie, lors d'une réunion des ambassadeurs des Vingt-Sept mercredi 8 mai. Athènes exige des garanties pour ses exportations agricoles, notamment les produits transformés, qui pourraient être affectées par les mesures de rétorsion russes.

Un blocage inattendu

Selon des sources diplomatiques, la Grèce a refusé de donner son feu vert au texte, qui devait être adopté sans débat. Le paquet prévoit notamment l'interdiction d'importer des produits agricoles russes, une mesure qui pourrait nuire aux producteurs grecs. Athènes réclame des clauses de sauvegarde pour protéger ses intérêts économiques.

Le blocage grec intervient alors que l'UE cherche à maintenir la pression sur Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Les sanctions précédentes ont déjà eu un impact significatif, mais la Grèce estime que certaines mesures pourraient être disproportionnées pour ses agriculteurs.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des négociations en cours

Les discussions se poursuivent pour trouver un compromis. Un diplomate européen a déclaré : « La Grèce a soulevé des préoccupations légitimes, et nous travaillons à une solution qui satisfasse toutes les parties. » L'adoption du paquet pourrait être reportée à la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères.

Ce n'est pas la première fois qu'un État membre bloque des sanctions. La Hongrie et la Pologne ont déjà utilisé leur veto par le passé. Cependant, la position de la Grèce surprend, car elle est généralement considérée comme un allié fidèle de la ligne dure contre la Russie.

Conséquences économiques

Les exportations agricoles grecques vers la Russie représentent environ 200 millions d'euros par an, selon les données de la Commission européenne. Les tomates, les pêches et les olives sont particulièrement concernées. En cas de représailles russes, les pertes pourraient être lourdes pour les producteurs grecs, déjà fragilisés par la crise économique.

La Russie a déjà menacé de prendre des mesures de rétorsion si l'UE adoptait de nouvelles sanctions. Le président Poutine a signé un décret permettant de restreindre les importations de produits agricoles en provenance de pays « inamicaux ».

Un test pour l'unité européenne

Ce blocage met à l'épreuve l'unité de l'UE face à la Russie. Bruxelles insiste sur la nécessité de maintenir une position commune. « L'UE doit rester unie dans sa réponse à l'agression russe », a rappelé un porte-parole de la Commission. La question sera débattue lors du prochain sommet européen.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale