Une enquête approfondie menée auprès de jeunes Israéliens âgés de 18 à 30 ans révèle que l'armée et la sécurité nationale sont leurs préoccupations majeures, tandis que la politique et la religion suscitent des avis plus mitigés. L'étude, réalisée par l'Institut israélien de la démocratie, montre que 78 % des jeunes considèrent le service militaire comme une obligation civique essentielle, mais 45 % estiment que le système politique actuel ne répond pas à leurs attentes.
Priorités sécuritaires et critiques politiques
Selon l'enquête, 82 % des jeunes Israéliens se disent préoccupés par la sécurité du pays, un chiffre en hausse de 10 points par rapport à 2020. Cependant, 52 % d'entre eux jugent que les hommes politiques sont déconnectés des réalités de la jeunesse. « Les jeunes veulent une armée forte, mais ils rejettent le discours politique traditionnel », explique le Dr. Yaron Ezrahi, chercheur à l'Institut.
Religion et identité en débat
La religion divise également cette génération : 38 % se déclarent laïques, 32 % traditionalistes et 30 % religieux. Parmi les laïques, 70 % estiment que la religion a trop d'influence sur l'État. « Il y a une fracture générationnelle sur le rôle de la religion dans la société israélienne », note l'étude. Par ailleurs, 65 % des jeunes interrogés pensent que le conflit israélo-palestinien n'aura pas de solution dans un avenir proche.
Un regard critique sur l'avenir
L'enquête révèle aussi un certain pessimisme : 55 % des jeunes estiment que leur situation économique sera moins bonne que celle de leurs parents. En revanche, 60 % se disent fiers d'être Israéliens. « Malgré les critiques, l'attachement au pays reste fort », conclut le rapport. L'étude a été menée auprès d'un échantillon représentatif de 1 200 jeunes, avec une marge d'erreur de 3 %.



