Pétition contre la propagande d'extrême droite dans les Relay
Pétition contre la propagande d'extrême droite dans les Relay

Une pétition en ligne a dépassé les 50 000 signatures, dénonçant ce que ses auteurs qualifient de « propagande d'extrême droite » de Vincent Bolloré dans les enseignes Relay. Lancée sur la plateforme Change.org, l'initiative vise à protester contre la présence de médias comme CNews et Valeurs actuelles dans les kiosques des gares et aéroports.

Les griefs des signataires

Les pétitionnaires accusent le milliardaire breton d'utiliser son réseau de distribution pour promouvoir des idées d'extrême droite. « Nous ne voulons pas que nos espaces publics soient transformés en vitrines de la haine et de la désinformation », peut-on lire dans le texte de la pétition. Selon les organisateurs, plus de 50 000 personnes ont déjà apposé leur signature depuis le lancement, il y a une semaine.

La réponse de Vincent Bolloré

Contacté par nos soins, le groupe Bolloré n'a pas souhaité commenter cette initiative. Cependant, dans un communiqué précédent, le groupe avait défendu sa ligne éditoriale en affirmant que « la diversité des opinions est une richesse pour la démocratie ». Les critiques estiment que cette diversité est en réalité un alibi pour diffuser des contenus polémiques.

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Un phénomène qui s'amplifie

Cette pétition s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation de l'influence des médias de Vincent Bolloré. En 2023, une précédente pétition contre CNews avait recueilli plus de 200 000 signatures. « La multiplication de ces actions montre que les citoyens sont de plus en plus vigilants face à la mainmise d'un seul homme sur une partie de l'espace médiatique », analyse un spécialiste des médias interrogé par Libération.

Les Relay, un vecteur de diffusion

Les points de vente Relay, présents dans les gares et aéroports, sont un canal de distribution majeur pour la presse. Selon des données du secteur, ils écoulent chaque jour des milliers d'exemplaires de magazines et journaux. « En mettant en avant des titres comme Valeurs actuelles, Bolloré profite d'un réseau quasi monopolistique pour imposer sa vision », dénonce un des signataires de la pétition.

Quelles suites pour la pétition ?

Les organisateurs espèrent atteindre 100 000 signatures pour interpeller les pouvoirs publics. Ils envisagent de remettre la pétition à la ministre de la Culture et à l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). « Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités face à ce danger pour le pluralisme », conclut le texte.

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