Six jeunes des Écoles de la deuxième chance (E2C) de Nîmes et Montpellier ont bénéficié d’une immersion professionnelle et culturelle de trois semaines en Grèce. À Kalamata, dans le sud du Péloponnèse, ils ont vécu une expérience formatrice.
Remise de l'Europass Mobilité
À l’issue de leur séjour, les stagiaires ont reçu, vendredi 22 mai, l’Europass Mobilité, attestant des compétences acquises. Parmi eux, Yannis Breemeersch, un jeune Grand-Mottois de 20 ans.
Des stages variés
Dans le cadre du programme Erasmus +, les jeunes ont réalisé des stages dans des domaines aussi variés que l’hôtellerie, la maintenance industrielle, l’événementiel ou la vente. Ce projet de mobilité, en partenariat avec la Maison de l’Europe de Nîmes et l’association grecque KANE, vise à offrir une nouvelle chance à des jeunes parfois en rupture de parcours. L’objectif est de leur permettre de gagner en compétences, en autonomie et de s’ouvrir à de nouveaux horizons. La formation et la rémunération des stagiaires sont financées par le programme Erasmus + et la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée.
Le parcours de Yannis
Yannis, après avoir obtenu son baccalauréat scientifique il y a deux ans, s’était inscrit au concours Parcours spécifique accès santé (PASS) pour s’orienter vers des études de pharmacie. Il a préféré arrêter et s’est tourné vers la Mission Locale Jeunes puis l’E2C. "Mon projet actuel est de faire carrière dans le numérique mais j’ai aussi une expérience dans la vente. À Kalamata, j’ai donc fait mon stage dans un magasin de souvenirs. J’ai voulu améliorer ma pratique de l’anglais et découvrir un nouveau pays", confie-t-il. "J’ai aussi apprécié les visites culturelles avec mon groupe".
Témoignages des participants
Sur place, chaque participant a pu se confronter à la réalité du terrain. Madinah, qui rêve de travailler dans l’événementiel, a intégré l’agence Phaos, qui organisait un festival sur l’histoire grecque. Seyhmus, jeune kurde, a travaillé dans un atelier de métallurgie et a été marqué par l’accueil chaleureux, au-delà des préjugés historiques. Pour d’autres, comme Aïcha et Christian, l’organisation de visites culturelles pour des groupes scolaires italiens et polonais a été l’occasion de pratiquer l’anglais et de découvrir la culture locale. Quant à Sania, elle était chargée de l’accueil des touristes dans un hôtel. Tous soulignent la sérénité et la douceur de vivre grecques.
Un levier d'insertion
Cette expérience en Grèce est la preuve que la mobilité européenne peut être un puissant levier d’insertion et permet de dessiner avec plus d’assurance un chemin vers l’emploi.



