L'orage gronde au-dessus des relations transatlantiques. Depuis le retour de son champion à la Maison-Blanche, l'Amérique Maga ne ménage pas ses alliés européens, entre humiliation de Volodymyr Zelensky dans le bureau Ovale et discours accusateur de J.D. Vance à Munich. Un divorce définitivement consommé ? C'est ce que semblent craindre de plus en plus d'Européens.
Une priorité absolue pour l'Allemagne
À commencer par le chancelier allemand Friedrich Merz, pourtant réputé pour son atlantisme, qui a fait du renforcement de l'Europe une "priorité absolue" afin de "parvenir à l'indépendance vis-à-vis des États-Unis". Cette déclaration marque un tournant significatif dans la politique étrangère allemande, traditionnellement alignée sur Washington.
Le regard d'un expert
Mais pour le journaliste britannique Luke McGee, spécialiste des questions de défense et lauréat d'un Emmy Award, les Européens ne pourront pas se libérer de leur dépendance à l'égard de Washington d'un simple claquement de doigts. Celui-ci se montre néanmoins optimiste quant à la capacité du Vieux Continent à garantir son indépendance sécuritaire, pointant "des signes" encourageants.
Dans un entretien, McGee souligne que l'Europe dispose déjà de certains atouts, mais qu'elle doit encore surmonter des obstacles majeurs, notamment en matière de défense et de coordination politique. Il insiste sur la nécessité d'une volonté politique forte et d'investissements conséquents pour réduire la dépendance transatlantique.



