Accord États-Unis-Iran : divergences persistantes sur le nucléaire
Accord USA-Iran : désaccords sur le nucléaire

Pour les États-Unis, un accord « solide » avec l'Iran est imminent pour mettre fin durablement à la guerre, une idée que Téhéran rejette de son côté. Comme souvent, les belligérants ne voient pas vraiment les choses sous le même angle, mais semblent au moins d'accord sur « des progrès » dans les négociations.

Les termes de l'accord selon Washington

« Nous avons ce que je crois être une chose assez solide sur la table en ce qui concerne leur capacité à ouvrir le détroit d'Ormuz », a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio depuis New Delhi, où il se trouve en visite officielle. Selon CBS News, qui cite des sources proches des discussions, la dernière proposition comprendrait également le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l'étranger.

Les réserves de Téhéran

« Les États-Unis continuent de bloquer certaines clauses de l'accord, notamment la question du déblocage des avoirs iraniens gelés, et ces points restent à ce moment irrésolus », a indiqué l'agence de presse Tasnim. Fars rapporte quant à elle que les sanctions visant le pétrole, le gaz et autres produits pétrochimiques seraient également levées le temps de la poursuite des négociations, afin de permettre à l'Iran d'exporter ces productions primordiales pour son économie.

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L'épineuse question du nucléaire

L'accord discuté ne semble pas régler la question nucléaire. « Les négociations sur le nucléaire sont des questions hautement techniques. On ne peut pas régler une question nucléaire en 72 heures sur un coin de table », a déclaré Marco Rubio au New York Times. Une fois acquise la réouverture du détroit d'Ormuz, « nous entamerons, selon des modalités convenues, des négociations très sérieuses sur l'enrichissement, sur l'uranium hautement enrichi et sur leur engagement à ne jamais se doter d'armes nucléaires », a-t-il dit, évoquant un délai de « 60 jours ».

Quel avenir pour le Liban ?

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a expliqué dimanche avoir convenu avec Donald Trump que tout accord final avec l'Iran devait « éliminer entièrement la menace nucléaire », selon un communiqué après un entretien téléphonique samedi soir entre les deux alliés. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a, lui, dit espérer que l'accord entre Washington et Téhéran inclurait son pays. Mais le dirigeant du mouvement chiite a aussi une nouvelle fois rejeté les négociations directes du gouvernement libanais avec Israël, dont une quatrième session est prévue début juin à Washington, et répété qu'un désarmement de son organisation, exigé par les autorités libanaises, concrétiserait un « projet israélien ».

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