Délire présidentiel : les coulisses ubuesques de Trump
Délire présidentiel : les coulisses ubuesques de Trump

Deux journalistes du New York Times, Maggie Haberman et Michael S. Schmidt, publient un livre choc intitulé « Confidence Man: The Making of Donald Trump and the Breaking of America », qui détaille le fonctionnement délirant de la présidence Trump. Selon eux, l'ancien président aurait imposé un climat de chaos permanent, où les décisions les plus absurdes étaient monnaie courante.

Un président obsédé par son image

Les auteurs rapportent que Trump aurait demandé à ses assistants de lui fournir des tubes de colle pour coller des mèches de cheveux sur son crâne, afin de dissimuler sa calvitie. Il aurait également exigé que des paquets de chips soient disposés dans la Maison-Blanche, car il aimait en grignoter. « Il était obsédé par son apparence et par les détails les plus insignifiants », explique Maggie Haberman dans une interview au New York Times.

Un management basé sur la peur

Le livre décrit un président qui humiliait régulièrement ses collaborateurs, les obligeant à assister à des réunions interminables où il monopolisait la parole. Selon une source proche de l'administration, « il pouvait passer des heures à parler de lui-même, sans jamais s'intéresser aux avis des autres ». Le nombre de démissions au sein de son cabinet a été record : plus de 40 responsables de haut rang ont quitté leurs fonctions en quatre ans.

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Des décisions économiques erratiques

Les journalistes révèlent que Trump prenait souvent des décisions économiques sur un coup de tête, sans consulter ses conseillers. Par exemple, il aurait imposé des droits de douane sur l'acier chinois après avoir vu un reportage à la télévision. « Il ne lisait jamais les notes de synthèse, il se fiait à son instinct », affirme un ancien conseiller. Selon des données du Congressional Budget Office, ces mesures ont coûté environ 0,3 % du PIB américain en 2019.

Un rapport aux médias conflictuel

Trump qualifiait régulièrement les journalistes d'« ennemis du peuple ». Le livre rapporte qu'il exigeait que ses équipes de communication produisent des listes de journalistes « à attaquer ». « Il voulait détruire la crédibilité des médias pour que ses mensonges passent inaperçus », déclare Michael S. Schmidt. En 2020, le New York Times a dénombré plus de 30 000 déclarations mensongères ou trompeuses de la part du président.

Une présidence marquée par l'improvisation

Selon les auteurs, Trump n'a jamais vraiment compris le fonctionnement de l'État fédéral. Il aurait tenté de licencier des fonctionnaires sans motif valable, et aurait ignoré les procédures légales. « C'était un président qui agissait comme un chef d'entreprise, sans respect pour les institutions », conclut Haberman. Le livre, qui s'appuie sur des centaines d'entretiens, est devenu un best-seller aux États-Unis.

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