Sénatrice paraguayenne accuse Mbappé de sexisme après propos racistes
Sénatrice paraguayenne accuse Mbappé de sexisme

Dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet 2026, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a publié une lettre ouverte dans laquelle elle exige des excuses de Kylian Mbappé et l'accuse de sexisme, menaçant d'engager des actions légales pour « violence de genre ». Cette lettre fait suite aux insultes racistes qu'elle avait proférées à l'encontre du capitaine de l'équipe de France sur le réseau social X.

Des propos racistes aux accusations de sexisme

Quelques jours plus tôt, le 4 juillet, Celeste Amarilla avait écrit sur X : « Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Tu aurais dû lui faire un doigt d'honneur, Orlando Gill (le gardien du Paraguay). Je le fais au Sénat et il ne se passe rien ». Elle avait également affirmé qu'un « Camerounais issu de la colonisation s'efforçait désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid ».

Kylian Mbappé avait répondu le 6 juillet sur X en qualifiant la sénatrice de « femme méprisable et indigne de sa fonction », ajoutant : « Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde. »

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La lettre ouverte et la menace de poursuites

Dans sa lettre ouverte publiée dans la nuit du 6 au 7 juillet, Celeste Amarilla estime que Mbappé l'a méprisée parce qu'elle « est une femme » et dénonce une « violence politique ». Elle écrit : « Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente des excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre. »

La sénatrice critique également le comportement qu'elle juge « arrogant » de Mbappé lors du match France-Paraguay du 4 juillet, mais reconnaît avoir supprimé son post initial : « Je me suis rendu compte que je répétais des schémas que je déteste et je l'ai supprimé. Je comprends que cela t'ait dérangé, parce que c'est humiliant. »

Condamnations au Paraguay et en France

Le gouvernement paraguayen a rapidement condamné les propos de la sénatrice. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, il est indiqué que « les propos de la sénatrice Celeste Amarilla sont contraires aux valeurs et principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine que promeut notre pays ». En réaction, Celeste Amarilla a déclaré : « Je dis au gouvernement de mon pays, je vais contre le monde si le monde s'oppose comme le dit notre hymne national. Ils n'ont pas à s'excuser pour mes dires, qu'ils me frappent. »

En France, le président Emmanuel Macron a apporté son soutien à Kylian Mbappé, tweetant : « Un but de plus pour Kylian Mbappé. Contre le racisme cette fois. Tout mon soutien. Quand les mots salissent, nos valeurs répondent : dignité, respect, fraternité. »

La Fédération française de football (FFF) a également dénoncé les propos racistes et a annoncé avoir saisi la justice : « Comment peut-on tenir un tel discours ? Ces propos sont délictueux et condamnables. Ils doivent être poursuivis ici comme ailleurs. La FFF procède à un signalement au parquet à des fins de poursuite judiciaire. »

Réactions internationales et suite

La ministre française des Sports, Marina Ferrari, a également condamné l'intervention raciste de la sénatrice paraguayenne, sans toutefois commenter les nouvelles accusations de sexisme. L'affaire continue de susciter des réactions dans le monde entier, tandis que la FFF a entamé une procédure judiciaire contre Celeste Amarilla pour ses propos racistes.

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