RDC : six secouristes de la Croix-Rouge blessés dans des attaques
RDC : six secouristes de la Croix-Rouge blessés

La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une recrudescence de violences contre les personnels de santé engagés dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola. Six membres de la Croix-Rouge ont été blessés la semaine dernière dans des attaques distinctes, a annoncé l'organisation dans un communiqué relayé lundi 24 août.

Des attaques ciblées contre les équipes d'intervention

Selon la Croix-Rouge, ces incidents se sont produits dans l'est du pays, une région déjà fragilisée par l'insécurité. Les victimes, toutes volontaires, participaient à des opérations de sensibilisation et de prise en charge des cas suspects. Les attaques ont eu lieu alors que les équipes tentaient d'atteindre des zones reculées où le virus circule encore activement.

L'organisation n'a pas précisé le nombre exact d'attaques ni les localités concernées, mais elle a dénoncé des « actes inacceptables » qui entravent la réponse humanitaire. Depuis le début de l'épidémie, plusieurs dizaines d'incidents violents ont été recensés, certains ayant déjà coûté la vie à des soignants.

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Un contexte sécuritaire déjà dégradé

Les attaques contre les équipes médicales ne sont pas nouvelles en RDC. En février dernier, un médecin de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été tué dans une attaque contre un hôpital à Butembo. Plus récemment, des centres de traitement ont été vandalisés et des agents de santé pris pour cible par des groupes armés ou des populations méfiantes.

La Croix-Rouge a rappelé que ses volontaires sont « neutres et impartiaux » et qu'ils ne doivent pas être considérés comme des cibles. Elle a appelé toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à garantir la sécurité des personnels soignants.

Un impact direct sur la réponse à l'épidémie

Ces violences pourraient compromettre les efforts de contrôle de l'épidémie, qui a déjà fait plus de 2 000 morts depuis août 2018, selon les chiffres officiels. Les équipes de la Croix-Rouge jouent un rôle clé dans la surveillance communautaire et l'enterrement sécurisé des défunts, des mesures essentielles pour briser les chaînes de transmission.

L'organisation a indiqué que ses volontaires restaient mobilisés malgré les risques, mais que la poursuite de ces attaques pourrait les forcer à suspendre certaines activités dans les zones les plus dangereuses. Les autorités congolaises et les partenaires internationaux sont appelés à renforcer la protection des humanitaires.

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