Pascal Boniface, le célèbre géopolitologue français et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), est devenu une véritable star sur TikTok. Avec des vidéos de moins d'une minute, il décrypte les enjeux mondiaux pour un public jeune, attirant plus d'un million d'abonnés sur la plateforme.
Un phénomène inattendu
Alors que les réseaux sociaux sont souvent associés à la superficialité, Boniface a su imposer un contenu de fond. "Je voulais toucher ceux qui ne lisent pas les journaux ni les livres", explique-t-il. Ses vidéos, où il analyse des conflits, des élections ou des traités, cumulent des millions de vues. En septembre 2023, il comptait plus de 1,2 million de followers, un chiffre en constante progression.
Un format adapté aux jeunes
Boniface utilise les codes de TikTok : rythme rapide, images d'archives, cartes animées. Mais il refuse le clickbait. "Je ne fais pas de polémique gratuite, je donne des clés de compréhension", insiste-t-il. Cette approche lui a valu d'être invité dans des médias étrangers, comme CNN ou Al Jazeera, pour commenter sa méthode.
Un impact sur la perception de la géopolitique
Selon une étude d'IRIS (décembre 2023), 40% des abonnés de Boniface ont moins de 25 ans, et 60% déclarent mieux comprendre l'actualité internationale grâce à ses vidéos. "C'est une réconciliation entre la jeunesse et la géopolitique", analyse-t-il. Son succès inspire d'autres experts, mais rares sont ceux qui parviennent à égaler sa popularité.
Des critiques et des limites
Certains universitaires lui reprochent une simplification excessive. Boniface répond : "Je ne peux pas tout dire en une minute, mais je donne l'essentiel pour susciter la curiosité." Il rappelle que ses vidéos sont toujours suivies de commentaires et de débats, preuve d'un engagement réel.
L'avenir du géopolitologue sur TikTok
Boniface ne compte pas s'arrêter là. Il prévoit de lancer des séries thématiques, notamment sur l'Afrique et l'Asie. "Le numérique est un outil formidable pour démocratiser la connaissance", conclut-il. À 67 ans, il prouve qu'il n'y a pas d'âge pour innover.



